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A Vos Rêves

FAIRE PREUVE D'AMOUR et D'EMPATHIE

14 Juillet 2014, 10:27am

Publié par ChrisSAVIGNAN

FAIRE PREUVE D'AMOUR et D'EMPATHIE

FAIRE PREUVE D'AMOUR et D'EMPATHIE

Il est dit dans un des plus anciens livres spirituels du monde, la bible, qu'il faut aimer son prochain comme tu voudrais être aimer. Cette philosophie se retrouve à travers toutes les saintes écritures de toutes les religions du monde, même chez les non croyants. Secourir une personne en danger est l'une de ses belles preuves d'amour. Avec les beaux jours, soyons généreux du cœur et attentifs envers les uns et les autres. Chris Savignan Auteure.

Extraits de la voie de l'ultime espoir tome 2, les coulisses des mondes mystérieux. Copyright.

Après mon autorisation de sortie, mon fils s’était rendu dans le jardin, en passant par la porte-fenêtre de la grande salle. Des marches de l’escalier menant vers une terrasse en plein air, il entrevit le chat, à une vingtaine de mètres de lui, dans le sous-bois de la demeure. Il le coursa et reconnut son ami Poncho qui filait à travers les arbres. Soudain, le matou stoppa sa course aux racines d’un gros chêne. Katel le rattrapa et le prit dans ses bras. À peine eut-il le temps de bavarder qu’une épaisse fumée blanche descendit du feuillage du chêne et les enveloppa dans un total aveuglement. Apeuré, mon petit serra le skogatt qui miaulait d’effroi, contre son torse, afin de le rassurer. En une fraction de seconde, ce nuage se dissipa. Dans la clarté du ciel apparut un splendide griffon ailé et hybridé d’un corps chevalin blanc, chevauché par une majestueuse créature revêtue de voilure blanche qui s’envolait sous le souffle du vent. Il se posa près de lui et poussa un hennissement amical. Les yeux ouverts d’émerveillement sous ses lunettes solaires, mon gamin fixa la belle dame. Un diadème orné de diamants dont le scintillement éclairait le bleu azur de ses iris recouvrait son front. Soudain, l’animal piétina la pelouse, en hennissant d’un son plus agressif. Mon bambin recula d’un pas, les prunelles allumées de frayeur, devant la bête et la bouche béante de fascination.
- « Servanti civem querna corona datur° (une couronne de chêne est attribuée à celui qui sauve un concitoyen) déclara cette femme d’une voix angélique. Approche-toi mon enfant, n’est pas peur de mon fidèle compagnon, il s’appelle Pixtilos, il est gentil et aussi docile que ton chat. Et sache que tu peux enlever tes lunettes en notre présence. Nous savons qu’elles ne te sont d’aucune utilité. »
Mon p'tit loup déposa Poncho qui semblait apaisé, enleva ses verres et se rapprocha de l’animal. Puis d’un geste hésitant au départ, il le caressa avec douceur.
- « Bonjour Pixtilos, salua-t-il d’une intonation rassurée et tendre, je m’appelle Katell.
- Ave° (bonjour) Katell, répondit le griffon en se calmant au gré des caresses de celui-ci, Laetus dete cognoscere° (heureux de te connaître)
- Dans quelle langue m’adresse-t-il la parole ? Se renseigna mon garçon auprès de sa maîtresse. Je n’ai pas compris ce qu’il vient de me dire, ni ce que vous avez déclaré en arrivant.
- Mon griffon est un latiniste et il t’a déclaré son enchantement de te rencontrer, moi je me prénomme Alésia, je suis une Chartraine rescapée de l’effondrement de ma maison, grâce au courage de deux bons vaillants maçons qui furent médaillés de leur bravoure par le maire Asselin de notre belle et gracieuse ville, à une époque très lointaine. Depuis, je suis la messagère et porteuse de la devise chartraine que je t’ai annoncée à mon arrivée. Elle se traduit par ses mots gratifiants et nobles « une couronne de chêne est attribuée à celui qui sauve un concitoyen.
- Est-ce moi que vous êtes venues sauver ? Interrogea mon chérubin d’une inflexion sagace.
- Non mon enfant, le libérateur pour aujourd’hui, c’est toi, attesta-t-elle d’un ton évocateur de sa grandeur. Je sais qui tu es. Tu es celui pour qui des hectares et hectares de chênes ne suffiraient pas, pour tisser une couronne à la hauteur de tes actes de bravoure passés et futurs, mais dans l’immédiat, une seule te sera offerte, si tu sors ta mère de ses ennuis.
- Des ennuis ! Paniqua-t-il en regardant en direction de la maison.
- Ce n’est pas bien grave mon petit, mais la situation peut dégénérer si tu n’interviens pas, rassura-t-elle le regard pétillant de sincérité. Par contre, ce qui se passera dans un avenir proche ne serait être résolu par ta présence seule. Et moi, je ne peux pas empêcher les destins tragiques qui s’ouvrent sur des horizons plus bénéfiques et sereins, de se produire.
- Que dois-je faire ? Questionna-t-il d’un ton désorienté.
- Rien de plus que de t’introduire dans la maison, par la porte extérieure et entrouverte de la cuisine.
- Et c’est tout ! S’étonna-t-il le front plissé de stupéfaction.
- Et c’est tout, affirma Alésia, deus estomat te°, que Dieu soit avec toi, salua-t-elle en penchant son buste et sa tête avec grâce, pour adresser sa révérence à Katel.
- Nous partons maîtresse ? Demanda le griffon d’une inflexion caverneuse.
- Dès que tu seras prêt Pixtilos, éclaira Alésia les lèvres ébauchant sa jovialité.
- Valve°, fortissimus omnum militum° (au revoir, le plus vaillant des soldats), salua Pixtilos en déployant ses ailes, beatus qui prodest quibus potest° (heureux (bénit soit) celui qui vient se rendre utile à ceux qu’il peut aider), rappela-t-il d’un ton sincère, macte° (courage !) !
- Au revoir jeune enfant, je garderai ton doux visage dans la Voie Lactée de mes pensées, confia Alexia d’une tendre voix.
- Au revoir Pixtilos, au revoir Alésia et merci pour votre bienfaisance, gratifia mon fils en remettant ses lunettes. Vous reverrai-je un jour ?
- Gratias tibi° (merci à toi) ! Le destin décidera de notre prochaine rencontre ! S’écria Pixtilos en s’élevant vers le ciel. »
Dans une brume épaisse et blanche, Alésia et son griffon se dissipèrent. À leur emplacement se trouvait une médaille de bronze sur la-quelle étaient gravées une couronne de chêne et l’inscription « ob cives servatos° (pour le libérateur de concitoyens) ». Poncho se faufilait entre les jambes de Katel en un va-et-vient incessant. Ce dernier s’empara de la médaille et la glissa dans sa poche. À peine eut-il le temps de se relever que Poncho disparut également à travers le bois. Asseulé, il se dirigeait vers la maison lorsqu’il entendit notre altercation. Son intrusion inattendue me sauva d’une agression certaine de Marc. Pour clore son récit, il extirpa la médaille de sa poche et me la tendit.
- « Vérifie par toi-même si tu as du mal à me croire, avec cette preuve, tu n’auras plus aucun doute, instilla-t-il d’une inflexion teintée de sincérité. »
Je pris la pièce qui semblait être du bronze, et la tint fermement entre mon pouce et mon index pour l’observer dans tous les sens. D’un œil minutieux, je discernai une autre inscription finement gravée sur l’autre face. « A… Al… Alé… Alésia, décryptai-je avec difficulté. Natus… ad… amandum° (né… pour… aimer). » Un frisson glacial d’étonnement empreint de frayeur parcourut tout mon être. « Il n’a pas pu inventer tout ce scénario, pensai-je. Il n’a jamais appris le latin. Et puis, qu’est- ce qui pourrait m’arriver encore de pire, dans le futur ou prochainement aujourd’hui ? J’espère qu’il ne fait pas allusion à mes cauchemars personnifiés. » Mon gamin était également plongé dans ses pensées. « Cette prédiction d’Alésia ressemble étrangement à celle de Justin, serait-elle imminente ? Songea-t-il. » Soudain, les éclats de rire des invités nous ravivèrent.
- « Rentrons, incitai-je, d’une voix teintée de complicité.
Sans hésitation, c’est le meilleur moment de la journée, accepta Katel, avec jovialité.
- Alors, allons-y mon ange, décidai-je, d’un ton rasséréné. Avant que Marc ne s’aperçoive de notre absence, nous serons sous la chaleur de notre couette pour une bonne sieste. »

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