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A Vos Rêves

Extraits de la voie de l'ultime espoir tome 2 Coulisses des mondes mystérieux.

1 Octobre 2016, 09:34am

Publié par ChrisSAVIGNAN

Extraits de la voie de l'ultime espoir tome 2 Coulisses des mondes mystérieux.

Au bout du tunnel, il y a la vie. Ce tunnel est un libérateur qui s'appelle aussi la vie.

Vivre c'est prendre des risques dans lesquels les dangers côtoient le désespoir et parfois la mort. Faut-il pour autant cesser de vivre pour s'en protéger ? La prudence et la légitime défense ne sont pas interdites, même si leur contrôle peut nous échapper. Il faut tenter de les appliquer.
Vivre c'est aussi savoir que rien n'est éternelle, ni le bonheur ni les ennuis, pas même la vie. Alors profiter de chaque petit moment de joie et de satisfaction, sourire en toute occasion sont des tunnels de bien-être, de plénitude, de gaieté, de succès... Au bout du tunnel, il y a la vie. Ce tunnel est un libérateur qui s'appelle aussi la vie. La lecture est un des vecteurs qui ouvrent la voie vers ce tunnel, par la réflexion. De Chris Savignan Aute
ure.

Extraits de la voie de l'ultime espoir tome 2 Coulisses des mondes mystérieux. Fiction réaliste et fantastique qui illustre bien le Tunnel libérateur à travers le désir de vivre. Copyright.

Un spectacle sublime et fantastique se présentait devant moi. J’étais transcendée dans une pièce irradiante de rayons lumineux orange. Une pierre taillée en facette apparentée au diamant noir habillait presque toute la surface de la salle, du sol au mur. Une épaisse plaque de diamant de carbonado, en provenance d'une autre galaxie recouvrait le plafond de ce mystérieux et étrange refuge. Les chaises hautes et les tables surélevées, ainsi qu’un long comptoir agencé d’une étagère, d’un style rappelant celui de la Grèce Antique étaient taillés dans ce minéral précieux et rare. En observant le mur de plus près, je constatais la texture de ce minéral hors du commun. Il était d’une limpidité et d’une transparence si pure et éclatante et d’un noir si velouté, qu’à mon avis, il ne pouvait s’agir que d'une variété unique de diamant noir. L’irradiation orangée émanait de la translucidité de ces illuminations vivantes, d’une nature semblable à celle de mon enfant, mais différenciée par leur couleur et leur taille d’adulte. Un phénomène de reflet dans la diaphanéité de ce carbone cristallisé diffusait l’éclat de couleur de ces individus, sous forme de faisceaux scintillants dans toute la pièce. J’étais sublimée par le prodige du surnaturel de cette découverte. Tous les regards étaient braqués vers moi. Je fis le rapprochement avec le récit des rêves de mon fils dans lequel intervenaient des personnages dont la couleur de leur luminescence provenait de leur anatomie et non pas de leur accoutrement. « Serai-je dans le repère du Professeur DUCHEMAN, examinai-je les yeux sublimés. Il m’a alors menti sur le nombre exact de cette population d’individus clonés. » Et là les lèvres amorçant une esquisse de ravissement, malgré les cauchemars que je faisais lorsque j’étais gamine, je crus en toute naïveté, pendant une seconde, me trouver en territoire amical et pouvoir enfin obtenir des précisions sur les secrets du professeur, au sujet des origines de Katel, du monde imaginaire dans lequel il évoluait parfois et des réponses à tous les phénomènes paranormaux qui s’étaient produits durant mon existence. En dehors de mes espérances, les prémices d’un drame amorcèrent rapidement leur scénario d’un autre monde.

- « Il faut la neutraliser par spo......tion* pour l’interroger, instigua l’un d’entre eux, nous la polo.....rons* ensuite. »

« La polo....er* ! Songeai-je le front plissé d’inquiétude. »

Depuis mon enfance, je n’avais jamais plus entendu prononcer ce mot dont j’ignorais toujours le sens. Mais cette fois, je découvris l’effet d’une spo.....tion*, dès qu’il la mit en action. À peine le temps de cogiter qu’ils m’encerclèrent et sans même me toucher, je fus immobilisée par une paralysie progressive et générale. Dans la même fraction de seconde, un flash d’une intense luminance m’aveugla instantanément. De ce fait, je ne pus à aucun moment apercevoir ce qui se passait réellement autour de moi. Je ne pouvais plus non seulement voir et bouger, mais aussi parler. Lentement, je sentais toute mon énergie se dégager de mon corps, en préservant uniquement ma lucidité. « Qu'est-ce qui m’arrive ? » Peu de secondes après ma pensée, je plongeai dans un profond sommeil. Lorsque je revins à moi, ma vision était un peu floue. Mais, je pouvais à nouveau voir. Nous étions dans une autre pièce dont le décor était le même, à l’exception du mobilier. Au milieu de cette salle, il y avait uniquement une plaque en diamant noir contre laquelle j’étais figée, dans la position verticale. Dépourvus de leur illumination, ces êtres se tenaient encore en arc de cercle autour de moi, comme des chasseurs autour de leur proie, dans un mutisme accablant. Au moment où je posais mon regard sur eux, ma vue se raviva. Leur transparence laissait apparaître leurs organes vitaux de la taille d’un adulte. Discrètement, un léger souffle s’en échappa de ma bouche. Mes facultés de parler semblaient être réapparues également. Soudain, le silence s’interrompit.

- « Où est l’enfant ? Inspecta le même individu d’un ton autoritaire.
- Quel enfant ? Répondis-je d’une voix alanguie.
- Ne jouez pas au plus malin avec nous, ajouta-t-il d’un regard foudroyant de décharge électrique.
- Doucement ! Imposa un deuxième d’un air hargneux, si elle mentait, nous l’aurions perçu dans sa réponse et n’oublions pas qu’elle nous est encore d’utilité. Moi je m’appelle Myosotis, reprit-il d’une intonation glaciale, à ma droite vous avez Vengelus, à ma gauche Roméaque et celui qui s’emporte rageusement c’est Sagénas.
- Comment se fait-il que nous ne puissions le repérer seulement en votre présence ? Questionna méchamment Sagénas en dépit de la somation de Myosotis. »

À cet instant, je fermai mes volets oculaires et crus reconnaître la voix de mon cher cousin. Le front plissé d’incertitudes, je relevai mes paupières. À la vue de cette chose, cette idée de familiarité me quitta l’esprit et je répondis à sa question.

- « Comment voulez-vous que je puisse vous répondre, tout ce que vous me demandez n’a aucun sens pour moi, signalai-je le visage assombri par la peur et une fatigue insignifiante.
C’est bon, vous dites la vérité, vous avez intérêt de coopérer, nous avons la possibilité de savoir si vous mentez, menaça Sagénas en me refroidissant à nouveau, par une décharge hargneuse du regard. »

- Puis ils s’en allèrent. Une heure après leur départ, une soif me tenailla. Je m’aperçus que j’avais conservé mes possibilités de m’exprimer. Un pesant silence régnait dans la salle. Poussée par ce besoin vital, j’en brisai le mur.
- « S’il vous plait ! Y a-t-il quelqu’un ? J’ai soif ! Serait-il possible d’avoir à boire ? Suppliai-je péniblement. »

Au bout de quelques minutes, je cédai à la pensée qu’il n’y avait personne pour m’entendre. Soudain, un verre qui provenait de l’extérieur de la pièce, la traversa et se figea juste sous l’apparition d’une source d’eau. Celle-ci s’écoulait avec limpidité et semblait prendre sa source dans le vide. Ces manifestations paranormales me stupéfièrent. Mais meurtrie par ma gorge asséchée, je tentai de soulever mon bras droit pour prendre le récipient. Lentement, mes doigts bougèrent les uns après les autres. Puis, je sentis la vie circuler dans mon avant-bras. Et au-delà de toute espérance, la fonctionnalité de mon épaule droite reprit sa faculté d’agir, juste pour l’action de boire. Dans la foulée, je réclamai à manger et la nourriture s’achemina à l’identique. Puis, je pris à nouveau la parole pour apaiser mes inquiétudes au sujet de Katel.
.
- « Je ne sais pas qui est là, mais est-ce que quelqu’un peut me transmettre des nouvelles de mon fils ?
- Ce n’est pas votre fils, avança une voix transparente et lugubre.
- S’il n’est pas mon fils, qui est-il ? M’enquis-je le visage exsangue. »

J’attendis une réponse, mais plus rien. Le silence s’installant à nouveau, j’insistai pertinemment, même en étant à bout de souffle.

- « S’il vous plait, donnez-moi des nouvelles de mon fils, je l’ai tout de même élevé, malgré le fait que je ne sois pas sa mère biologique.
- Nous ne savons pas où il se trouve, énonça la même voix.

Quelqu’un est passé avant nous à l’appartement, juste après votre enlève-ment. Nous connaissons son identité, mais personne n’est en mesure de le localiser.

- « Qu’allez-vous faire de moi ? M’inquiétai-je le regard perdu dans le vague. »

Je patientais à nouveau qu’il daignât me répondre, mais il ne manifesta aucun signe de présence. « Qui aurait un quelconque intérêt de kidnapper Katel ? Pensai-je... À moins que ce soit Alésia et son griffon qui lui auraient porté secours… C’est impossible, doutai-je, cet être a fait allusion à un homme… De qui pourrait-il s’agir ? ... Marc ! Il est fort possible que ce soit Marc qui ait agi sous l’influence de Caroline, sans connaître la situation dans laquelle je me trouve… Mais comment aurait-il eu connaissance de ma disparition, puisqu’il n’habite plus dans leur résidence ? » Lorsque je tentai de relancer un appel de détresse, je constatai que je ne percevais plus le son de ma voix. Paralysée une fois de plus, mais avec la faculté de penser, je constatais mon état d'emprisonnement et de séquestration. Soudain, un ouragan de frayeurs et de tourmentes chroniques anéantit ma raison.

En réalité, pendant que je sombrais dans le coma, après l’agonie paralysante de ma capture, mon fils s’était réveillé à 11 h 10 pour boire de l’eau et avait constaté mon absence. Au bout d’une heure, il avait pris l’initiative de contacter Loreline. Dans l’impossibilité de se confier à quelqu’un d’autre et dans la méfiance de celle-ci, il l’interrogea à son apparition.

- « Bonjour Corallin, je suis ravie de te revoir, déclara-t-elle d’une douce voix.
- Je suis désolé de ne pas partager ta joie, avoua-t-il d’un ton froid, tu ne mens pas uniquement dans certaine situation, mais dans ta vie entière. Je suis au courant de votre histoire, grâce à Museline.
- Où veux-tu en venir mon garçon ? Prospecta-t-elle d’une inflexion déroutée.
- Tu n’es pas la sœur de Museline, tu n’es pas une sirène, défia-t-il d’un air convaincu.
- Ah oui, de qui tiens-tu ces drôles affirmations ? Questionna-t-elle d’une intonation indignée.
- De personne, Museline a des ailes et si tu étais sa sœur tu en aurais également, argumenta-t-il.
- Alors, permet-moi de te dire que tes déductions ont été trop hâtives, démentit-elle d’une inflexion rassurée et loyale. Museline a certainement dû te raconter l’histoire de notre peuple, lorsque nous étions sur Nephu et dans son lagon Floradune. Mais t'a t'elle dit un mot sur nos facéties sur Terre ?
- Non, je ne suis curieux de la savoir, répondit mon p'tit loup.
- Je suis la deuxième fille du roi Phorcys IV et de la princesse Dahut lesquels vivent avec leur banc, dans la cité engloutie d’Ys. Alors, je rajouterai que cette différence entre Museline et moi est liée à mon choix de me passer de mes ailes, lorsque Kitallone nous a délivrés du maléfice de Guacheloos. Le fait d’avoir refusé de conserver mes ailes nous différenciait physiquement et génétiquement des autres. Cette différence m’a conduit à vivre en rivière et non en pleine mer, à cause de la salinité de celle-ci. Ainsi, je fus contrainte de quitter notre seul et unique banc. Avec l’aide de Kitallone, j’ai investi l’Elorn suivie, peu de temps après mon départ, de deux autres ondines. Par crainte de nous faire repérer facilement par les pêcheurs à la mouche, Kitallone nous offrit la possibilité de nous confondre avec l’élément, dans lequel nous nous apprêtions à évoluer définitivement.
- Où sont les deux autres ? S’enquit Katel.
- Nous étions très jeunes, à l’époque où cette mutation s’est produite. Malheureusement, la pollution de l’eau et des nappes phréatiques, entre temps, ont fait qu’elles n’ont pas survécu, émit Loreline d’un air triste. Moi, je dois certainement posséder des anticorps efficaces pour y avoir résisté. Mais, j’étais également plus âgée que mes deux sœurs et un peu plus robuste. Par contre, en grandissant, d’autres mutations se sont opérées dans mon organisme. Suite à celle-ci, je peux m’autoriser des sorties n’excédant pas trois heures, en plein océan. Ce qui m’a permis de renouer des relations avec Museline. Mais par prudence, je reste toujours à proximité des frontières de nos mondes respectifs.
- Je suis confus, reconnut mon gamin d’un ton contrit.
- Je pardonne ton impétuosité, mais sache à l’avenir poser des questions, avant de tirer des conclusions sur toute situation ou fait, convia-t-elle. En as-tu à présent ?
- Oui, pourquoi n’as-tu pas répondu à ma première tentative d’appel ?
- Tout simplement parce que le parcours que j’empruntais pour venir te voir fut impraticable avec la sècheresse qui y sévit, le manque du moindre ruissellement d’eau m’empêche de me rendre jusqu’à toi, expliqua-t-elle.
- Alors comment tu t’y es prise aujourd’hui ? Interrogea-t-il d’un ton étonné.
- Par la condensation mon garçon, j’ai profité de la chaleur pour me condenser et gagner un nuage dont les fluctuations atmosphériques apporteraient quelques pluies dans ta région, dévoila-t-elle d’une voix sincère.
- Très astucieux, observa Katel d’un ton épaté.
- Merci, je le prends tel un compliment, avisa Loreline. As-tu autre chose qui te tracasse ?
- Malheureusement oui, je m’inquiète pour ma mère, il est minuit et demi et elle n’est toujours pas rentrée. Elle ne m’a même pas averti qu’elle sortait, ni laissé de mots. Ce n’est pas dans ses habitudes.
- Bien, attends-moi ici, je vais avertir Museline et je t’aviserai de l’aide que nous pouvons te procurer. Durant une seconde, laisse ton robinet goutter et je ferai tout mon possible pour être rapidement de retour. »

Sur cette note d’espoir, elle se liquéfia et s’écoula par le trou d’évacuation de l’évier. Dans le laps de temps fixé par celle-ci, un individu s’introduisit dans l’appartement. Lorsque Loreline réapparue, Katel n’y était plus.

Chap. X

Le Xarkos.

Des sentiments que jamais je ne ressentis de toute ma vie, me tenaillèrent violemment. « J’n’y crois plus, la vie m’a laissé tomber, délirai-je à travers mes songes, dans la rue, le gouffre, l’enfer, la pitié ! … Dans l’oubli !… J’n’en peux plus, j’suis à bout …» Des heures s’écoulèrent ainsi, j’arrivai à la phase finale du désespoir, puis à une mort inévitable à petit feu. Pourtant, il me semblait entendre, par moment, des chœurs angéliques me souffler un message d’espoir. « Lève-toi et puis bat-toi, si tu te perds dans cette voie, tu n’en reviendras pas. T’as pas le choix, réveille-toi et tu entendras cette voix qui te dira, garde de confiance en toi, conserve toujours ta foi, ta foi de croire en toi et tu vivras dans la joie, la joie de survivre ici bas, à toute violence et tout combat. » Malgré ces vers angéliques, mon état s’empirait inévitablement. Je n’entendais plus ceux qui s’acharnaient pour m’aider. Au bout des tourbillons les plus noirs de mes pensées, mon existence se défila successivement à un rythme effréné et stoppa brusquement, dans un feu d’artifice panaché de teinte verte et orange.

Soudain, un homme portant un enfant surgit dans la pièce. Ils étaient recouverts d’une boue qui camouflait leur physionomie.

- « Ne posez pas de questions, nous avons très peu de temps, venez ! Nous partons ! ordonna-t-il d’une voix ferme et directe. »

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