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A Vos Rêves

Photo : Extrait de La Voie De L’ultime Espoir....

30 Mars 2015, 17:30pm

Publié par Chris SAVIGNAN

Extrait de La Voie De L'ultime Espoir.Tome 1 Étrange Découverte Chap XXVIIIIntimité bouleversante… Lors de notre passage chez les félins, un incident inattendu se produisit et dévoila au grand jour un aspect caché des facultés de Sami. Nous en fûmes ébahies, surtout Loïc qui le découvrait. Un impressionnant tigre blanc du Bengale s’était échappé de sa cage. Il feulait de rage et menaçait de s’en prendre aux visiteurs. Pressentant une traque imminente, ses pupilles s’allumaient de méfiance et son regard scrutait la moindre ouverture qui le permettrait de s’enfuir, à travers les feuillus qui semblaient frémir de frayeur. Ses rauquements raisonnaient dans tous les recoins du jardin et attiraient inévitablement la foule. Sous les regards paniqués des promeneurs, les gardiens et le vétérinaire du parc, munis de fusils médicaux, prirent position pour lui injecter d’un tir, une dose de somnifères, afin de faciliter sa capture. Tout à coup, ému par la scène, Sami s’alarma d’un ton subtil, en se précipitant en direction de l’animal.- « Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! Laissez-moi le ramener !- Tu es fou, mon garçon ! S’affola l’un des gardiens. Ne t’en ap-proche surtout pas ! C’est une bête sauvage en rage ! »Sans tenir compte de la mise en garde, mon gamin parvint d’une allure franche et convaincue, jusqu’au fauve. Sans retenue, les badauds poussaient des cris de frayeur. Certains se cachaient les yeux et d’autres chuchotaient des critiques, dont quelques-unes n’étaient pas agréables à entendre.- « Mais Madame, il ne faut pas le laisser faire, il agit par aveugle-ment et imprudence, m’adressa une petite vieille qui s’était aperçue de notre lien de parenté. »Une autre qui se tenait à deux rangées derrière s’époumona de re-marques dénigrantes, pour exorciser sa peur, derrière ses convictions personnelles.- « Qui est la mère de cet enfant ? Elle mériterait d’être enfermée pour non-assistance à personne en danger ! Qu’elle se montre au moins cette mère indigne. Je déposerai une plainte à la protection de l’enfance, dans les services de l’Aide Sociale à l’Enfance. Ce petit doit être placé en fa-mille d’accueil, au moins, elle saura le protéger. C’est une honte ! Qu’elle soit maudite ! »Mon petit prodige n’entendait aucune de ces réflexions. En fait, il avait communiqué avec ce félin à distance, bien avant que l’on s’en aperçût, tous en respectant les chartres ou protocoles d’approche de cet animal sauvage. Mais un lien pacifique, hors du commun, lequel je vous invite à ne pas imiter, s’était créé entre eux. Il s’assit près de son nouvel ami et encercla de ses bras la douce fourrure satinée du coup de l’animal. Simultanément, le tigre lui lécha le visage. À l’instar d’anciens camarades qui se retrouvaient quotidiennement, ils discutèrent pendant cinq minutes, sous les applaudissements d’une partie de la foule qui s’était accrue. Dépassés par la tournure et l’ampleur de l’événement, la majorité des visiteurs étaient en état de stupéfaction immobilisant, et certains individus, en admiration de ces témoignages d’affection réciproque, entre l’animal et mon chérubin. Même les gardiens n’en revenaient pas, de la dextérité de cet enfant qu’ils voyaient pour la première fois. Uniquement le vétérinaire et moi en sourîmes individuellement, sans la lueur d’une quelconque connivence. D’ailleurs, ce dernier s’approcha de mon chérubin avec précaution, pour l’interroger.- « Comment t’appelles-tu mon garçon ?- Sami, Monsieur, se présenta-t-il, les pupilles dilatées de plénitude.- Eh bien Sami, moi je me prénomme Bertrand, je souhaiterais ton aide, pour lui passer une muselière et pour lui attacher une chaîne au cou. Il est doux comme un gros chat, cependant, il reste un carnivore avant tout et il faut rassurer tout ce petit monde. Il faut les mettre hors d’atteinte d’une réaction imprévisible ou inattendue de l’animal. Qu’en penses-tu ? Sonda le vétérinaire, d’un ton tendre et convaincu.- Certainement pas ! Refusa mon fiston, d’une voix catégorique et ferme. Avec cette souffrance abominable, c’est sûr qu’il peut avoir des réactions imprévisibles et s’en prendre à n’importe quel humain, qu’il substituerait à son propre bourreau. Mais croyez-moi, si vous voulez qu’il rentre dans sa cage sans heurts, il faudrait que l’un d’entre vous s’excuse et reconnaisse ses torts, de l’avoir violemment frappé la semaine dernière. Examinez l’état de l’intérieur de sa cuisse gauche arrière ! Dénonça-t-il, en soulevant délicatement le membre blessé de l’animal. »Interloqué par la franche spontanéité de mon enfant, Bertrand prit l’initiative de vérifier ses dires. Il ausculta le félin qui, calmé par l’attention et la douceur de son jeune ami, se laissa manipuler, malgré sa douleur aiguë. Subitement, le véto se retourna vers les gardiens et d’un ton colérique, il exigea des explications, sur la provenance des blessures de son protégé.- « Que celui qui a battu cette bête se dénonce sur-le-champ ! Il n’y a pas l’ombre d’un doute, sur la provenance de cette fracture ouverte et pas soignée. Même en se cognant dans sa cage, il n’aurait pas pu se mutiler à ce point. » Face à la situation et à l’étonnement de Loïc, je n’hésitai pas à intervenir. Tout en sachant que mon bambin parlait aux animaux, mais sans en être réellement persuadée, jusqu’à présent, par manque de preuves tangibles, je feignis de ne pas comprendre ce qui se passait, pour relativiser l’événement et n’éveiller aucun soupçon.- « Qu’est-ce qui te pousse à avancer une telle accusation, mon enfant ? Lui chuchotai-je, à quelques pas du vétérinaire et de son papoune, lesquels s’étaient lancés dans une discussion, dont j’ignorai la portée.- C’est lui qui me l’a dit, divulgua Sami, de vive voix. D’ailleurs, je sais lequel d’entre eux il s’agit, par contre, j’estime qu’il est préférable et plus mature de le laisser reconnaître ses responsabilités et de les assumer. »Simultanément, l’image de mon fils babillant avec les margouillats, dans son berceau, traversa ma pensée. Je réalisai que mes impressions au sujet de ses communications transversales, avec ces petites bêtes, n’étaient peut-être pas des illusions. « Et si par malheur quelqu’un d’autre que Loïc et Bertrand avait entendu les propos de Sami, que devrais-je faire ? Examinai-je, sous l’emprise de la panique. » Un homme sur les quatre gardiens présents se dirigea vers le vétérinaire et interrompit mes rêveries. Il se livra en prétendant avoir agi en légitime défense, contre une attaque du tigre. Dans la foulée, Sami plaida, avec sagacité, en faveur de son ami.- « Vous faire du mal n’a jamais été dans son intention, déclara-t-il, avant de lever la patte droite avant du fauve qui baissa ses paupières, pour contenir sa lancination, il voulait vous montrer l’épine qui se trouvait entre son orteil. Et pour alourdir sa souffrance, c’est sur celle-là que le premier coup a été violemment infligé. Allez-y, je vous en prie, constatez-le par vous-même, si vous ne me croyez pas ! »Mon gamin qui caressait toujours le poil soyeux du torse de l’animal, pour maintenir son calme et prévoir sa réaction, fixa les iris bleus de celui-ci comme pour obtenir son accord. Le tigre poussa un doux rugissement d’approbation. Sur le moment, Sami entendit le langage de son ami, sous la forme humaine. En bon sauveteur, il nous interpréta, immédiatement, ce cri qui pour nous n’était autre que celui d’un félidé. Confus par les paroles et la diplomatie de mon fils, cet homme se pencha, simultanément aux fléchissements de Loïc, du vétérinaire et du mien, au-dessus de la patte du tigre et se rendit compte de la présence d’un énorme aiguillon, bien enfoncé, entre les orteils de l’animal. Aussitôt, Bertrand prit l’initiative de la lui ôter délicatement, avec une pince médicale de sa mallette de secours, après l’avoir localement anesthésiée. Puis, il le soigna et pansa ses blessures superficielles, mais le laissa conscient, pour pratiquer son transfert en soin intensif. Par substitution, celui-ci concéda aimablement à Sami, la possibilité d’accompagner le tigre, jusqu’à la civière portée par deux des gardiens et l’invita à l’escorter, vers son cabinet d’urgence médicale. Pendant ce temps, les autres membres du personnel dispersaient la foule, sous l’ordre de la direction du Jardin public, laquelle était tenue d’éviter de grands rassemblements de Citadins, pour tenir compte des mesures de sécurité du Plan Vigipirate, toujours actif dans l’île. À la fin des soins, les deux amis s’adressèrent de tendres adieux, tandis que le vétérinaire vint nous remercier de notre patience et de notre aide indirecte.- « Je suppose que vous êtes les parents de ce jeune prodige, déduisit-il, d’une attention admirative, je tenais à vous en féliciter. Il a un sens extraordinaire de l’observation et un professionnalisme remarquable de la psychologie animale, pour un aussi jeune enfant, mais alors vous, j’admire votre déférence indéniable à son égard. A-t-il côtoyé les animaux depuis sa tendre enfance, pour avoir un don d’apprivoisement aussi efficace et inégalable ?- Oui ! Oui ! Confirmai-je, sous les yeux figés et étonnés de mon homme de cœur, il a passé son enfance au Kenya, ajoutai-je, tout en conservant mon attention, à mon interlocuteur.- Qu’est-ce que tu…- Chut !!! murmurai-je, discrètement, à mon Roméo, en lui pinçant les doigts, pendant que Bertrand préparait son matériel de soins.- Passez quand vous le souhaitez, la porte de mon cabinet de soins vous sera toujours ouverte, j’ai remis à votre fiston un badge personnel du meilleur dresseur, annonça-t-il, sans apercevoir notre subterfuge.- Soit, Monsieur, nous y penserons à l’occasion, c’est vraiment très sympathique de votre part, remerciai-je, en lui adressant une poignée de main, pour annoncer notre éventuel départ.- Je m’appelle Bertrand, précisément Bertrand François MAHÉ DE LA BOURDONNAIS. Mais je vous en prie, appelez-moi Bertrand, et vous, vous êtes ?- Christine et Loïc, présentai-je, d’une voix prévenante et vigilante. Dites-moi, MAHÉ DE LA BOURDONNAIS, n’est-ce pas l’un des premiers colonisateurs de l’île, fondateur de notre belle capitale et de nos dispositifs militaires, sous le règne de Louis XV, le bien-aimé ? M’enquis-je, les mirettes ouvertes d’extase. - Oui, je suis l’un de ses arrières, arrière, mais vraiment arrière-petits-fils, m’indiqua-t-il, d’une voix teintée de fierté. Néanmoins, sachez que le véritable premier fondateur de ce splendide et fabuleux coin paradisiaque n’est autre qu’Étienne REGNAULT. Mon ancêtre l’a ensuite proclamé chef-lieu de l’île et administré le développement de ce territoire, par des ordonnances royales. Cinq siècles de générations, à porter le même nom et les mêmes prénoms de père en fils aînés, nous permettent de perpétuer la classe et les souvenirs de l’un des premiers administrateurs de l’île, par contre, il est vrai que chacun d’entre nous a choisi des domaines de prédilection professionnels bien différents, que celui de notre aïeul.- C’est chaleureux, observa mon homme, d’un ton ébahi. Et vos enfants le prennent-ils aussi bien que vous ?- C’est notre dynastie, fidèle et solidaire à la noblesse de notre grande lignée, confirma Bertrand, d’une inflexion bourgeoise. Malheureusement, je n’ai pas de descendances, du moins, pas encore et à supposer que j’aie un fils un jour, j’espère qu’il aura autant de beauté et d’intelligence que le vôtre.- Oh, j’en suis profondément émue, merci Bertrand pour cet éloge, mais voyez-vous, nous devons vous laisser à vos obligations professionnelles, tu viens Sami, Manou nous attend, lançai-je, d’un ton mélodieux, afin de dissimuler mon empressement au vétérinaire.- J’arrive, mam ! Assura-t-il, en s’éternisant à caresser les poils doux et soyeux du tigre et à lui chuchoter des choses, dont lui seul détenait le contenu. Allez, mon gros, je vais devoir m’en aller, mais tout se passera bien maintenant pour toi.- Merci, mon ami, je me sens beaucoup mieux, la douleur s’est comme on dirait volatilisée, et hop ! Plus de souffrance. Je ne t’oublierai jamais, assura l’animal, je t’appellerai… Vaillant.- Moi aussi, Brillant, je te fais une place dans mon cœur, promit mon bambin. Tu es le beau, le grand roi du Bengale et celui de mes meilleurs souvenirs.- Non, petit humain, c’est toi le roi du Bengale, rectifia le fauve. Tu as sauvé ce beau et grand Brillant, tu es par conséquent le roi du Bengale. Ce titre te revient de droit et si quelqu’un ose le contester, je le lui confirmerai ou le lui imposerai, sans hésiter.- Tes compliments me touchent prodigieusement et ta reconnaissance est digne d’un sage. Je t’emporte dans mon cœur et dans mes pensées les plus profondes, déclara Sami, les yeux noyés sous le flot de ses larmes de bonheur, de cette merveilleuse rencontre. Au revoir, Brillant ! - Au revoir, Vaillant, répondit le tigre blanc du Bengale. »Sur l’insistance suppliante, toutefois discrète, de mon regard, à l’instant où mon homme détournait l’attention du vétérinaire, par ses remerciements et ses salutations. Sami finit par obéir et nous rejoignit, sous les feulements amicaux du tigre. Nous adressâmes une sincère poignée de main à Bertrand et quittâmes ce lieu magnifique et palpitant qui me permit d’oublier, pendant plus d’une heure, la séparation inéluctable qui nous attendait…

30 Mars 2015, 17:30pm

Publié par chrissou29

Extrait de La Voie De L'ultime Espoir.Tome 1 Étrange Découverte Chap XXVIIIIntimité bouleversante… Lors de notre passage chez les félins, un incident inattendu se produisit et dévoila au grand jour un aspect caché des facultés de Sami. Nous en fûmes ébahies, surtout Loïc qui le découvrait. Un impressionnant tigre blanc du Bengale s’était échappé de sa cage. Il feulait de rage et menaçait de s’en prendre aux visiteurs. Pressentant une traque imminente, ses pupilles s’allumaient de méfiance et son regard scrutait la moindre ouverture qui le permettrait de s’enfuir, à travers les feuillus qui semblaient frémir de frayeur. Ses rauquements raisonnaient dans tous les recoins du jardin et attiraient inévitablement la foule. Sous les regards paniqués des promeneurs, les gardiens et le vétérinaire du parc, munis de fusils médicaux, prirent position pour lui injecter d’un tir, une dose de somnifères, afin de faciliter sa capture. Tout à coup, ému par la scène, Sami s’alarma d’un ton subtil, en se précipitant en direction de l’animal.- « Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! Laissez-moi le ramener !- Tu es fou, mon garçon ! S’affola l’un des gardiens. Ne t’en ap-proche surtout pas ! C’est une bête sauvage en rage ! »Sans tenir compte de la mise en garde, mon gamin parvint d’une allure franche et convaincue, jusqu’au fauve. Sans retenue, les badauds poussaient des cris de frayeur. Certains se cachaient les yeux et d’autres chuchotaient des critiques, dont quelques-unes n’étaient pas agréables à entendre.- « Mais Madame, il ne faut pas le laisser faire, il agit par aveugle-ment et imprudence, m’adressa une petite vieille qui s’était aperçue de notre lien de parenté. »Une autre qui se tenait à deux rangées derrière s’époumona de re-marques dénigrantes, pour exorciser sa peur, derrière ses convictions personnelles.- « Qui est la mère de cet enfant ? Elle mériterait d’être enfermée pour non-assistance à personne en danger ! Qu’elle se montre au moins cette mère indigne. Je déposerai une plainte à la protection de l’enfance, dans les services de l’Aide Sociale à l’Enfance. Ce petit doit être placé en fa-mille d’accueil, au moins, elle saura le protéger. C’est une honte ! Qu’elle soit maudite ! »Mon petit prodige n’entendait aucune de ces réflexions. En fait, il avait communiqué avec ce félin à distance, bien avant que l’on s’en aperçût, tous en respectant les chartres ou protocoles d’approche de cet animal sauvage. Mais un lien pacifique, hors du commun, lequel je vous invite à ne pas imiter, s’était créé entre eux. Il s’assit près de son nouvel ami et encercla de ses bras la douce fourrure satinée du coup de l’animal. Simultanément, le tigre lui lécha le visage. À l’instar d’anciens camarades qui se retrouvaient quotidiennement, ils discutèrent pendant cinq minutes, sous les applaudissements d’une partie de la foule qui s’était accrue. Dépassés par la tournure et l’ampleur de l’événement, la majorité des visiteurs étaient en état de stupéfaction immobilisant, et certains individus, en admiration de ces témoignages d’affection réciproque, entre l’animal et mon chérubin. Même les gardiens n’en revenaient pas, de la dextérité de cet enfant qu’ils voyaient pour la première fois. Uniquement le vétérinaire et moi en sourîmes individuellement, sans la lueur d’une quelconque connivence. D’ailleurs, ce dernier s’approcha de mon chérubin avec précaution, pour l’interroger.- « Comment t’appelles-tu mon garçon ?- Sami, Monsieur, se présenta-t-il, les pupilles dilatées de plénitude.- Eh bien Sami, moi je me prénomme Bertrand, je souhaiterais ton aide, pour lui passer une muselière et pour lui attacher une chaîne au cou. Il est doux comme un gros chat, cependant, il reste un carnivore avant tout et il faut rassurer tout ce petit monde. Il faut les mettre hors d’atteinte d’une réaction imprévisible ou inattendue de l’animal. Qu’en penses-tu ? Sonda le vétérinaire, d’un ton tendre et convaincu.- Certainement pas ! Refusa mon fiston, d’une voix catégorique et ferme. Avec cette souffrance abominable, c’est sûr qu’il peut avoir des réactions imprévisibles et s’en prendre à n’importe quel humain, qu’il substituerait à son propre bourreau. Mais croyez-moi, si vous voulez qu’il rentre dans sa cage sans heurts, il faudrait que l’un d’entre vous s’excuse et reconnaisse ses torts, de l’avoir violemment frappé la semaine dernière. Examinez l’état de l’intérieur de sa cuisse gauche arrière ! Dénonça-t-il, en soulevant délicatement le membre blessé de l’animal. »Interloqué par la franche spontanéité de mon enfant, Bertrand prit l’initiative de vérifier ses dires. Il ausculta le félin qui, calmé par l’attention et la douceur de son jeune ami, se laissa manipuler, malgré sa douleur aiguë. Subitement, le véto se retourna vers les gardiens et d’un ton colérique, il exigea des explications, sur la provenance des blessures de son protégé.- « Que celui qui a battu cette bête se dénonce sur-le-champ ! Il n’y a pas l’ombre d’un doute, sur la provenance de cette fracture ouverte et pas soignée. Même en se cognant dans sa cage, il n’aurait pas pu se mutiler à ce point. » Face à la situation et à l’étonnement de Loïc, je n’hésitai pas à intervenir. Tout en sachant que mon bambin parlait aux animaux, mais sans en être réellement persuadée, jusqu’à présent, par manque de preuves tangibles, je feignis de ne pas comprendre ce qui se passait, pour relativiser l’événement et n’éveiller aucun soupçon.- « Qu’est-ce qui te pousse à avancer une telle accusation, mon enfant ? Lui chuchotai-je, à quelques pas du vétérinaire et de son papoune, lesquels s’étaient lancés dans une discussion, dont j’ignorai la portée.- C’est lui qui me l’a dit, divulgua Sami, de vive voix. D’ailleurs, je sais lequel d’entre eux il s’agit, par contre, j’estime qu’il est préférable et plus mature de le laisser reconnaître ses responsabilités et de les assumer. »Simultanément, l’image de mon fils babillant avec les margouillats, dans son berceau, traversa ma pensée. Je réalisai que mes impressions au sujet de ses communications transversales, avec ces petites bêtes, n’étaient peut-être pas des illusions. « Et si par malheur quelqu’un d’autre que Loïc et Bertrand avait entendu les propos de Sami, que devrais-je faire ? Examinai-je, sous l’emprise de la panique. » Un homme sur les quatre gardiens présents se dirigea vers le vétérinaire et interrompit mes rêveries. Il se livra en prétendant avoir agi en légitime défense, contre une attaque du tigre. Dans la foulée, Sami plaida, avec sagacité, en faveur de son ami.- « Vous faire du mal n’a jamais été dans son intention, déclara-t-il, avant de lever la patte droite avant du fauve qui baissa ses paupières, pour contenir sa lancination, il voulait vous montrer l’épine qui se trouvait entre son orteil. Et pour alourdir sa souffrance, c’est sur celle-là que le premier coup a été violemment infligé. Allez-y, je vous en prie, constatez-le par vous-même, si vous ne me croyez pas ! »Mon gamin qui caressait toujours le poil soyeux du torse de l’animal, pour maintenir son calme et prévoir sa réaction, fixa les iris bleus de celui-ci comme pour obtenir son accord. Le tigre poussa un doux rugissement d’approbation. Sur le moment, Sami entendit le langage de son ami, sous la forme humaine. En bon sauveteur, il nous interpréta, immédiatement, ce cri qui pour nous n’était autre que celui d’un félidé. Confus par les paroles et la diplomatie de mon fils, cet homme se pencha, simultanément aux fléchissements de Loïc, du vétérinaire et du mien, au-dessus de la patte du tigre et se rendit compte de la présence d’un énorme aiguillon, bien enfoncé, entre les orteils de l’animal. Aussitôt, Bertrand prit l’initiative de la lui ôter délicatement, avec une pince médicale de sa mallette de secours, après l’avoir localement anesthésiée. Puis, il le soigna et pansa ses blessures superficielles, mais le laissa conscient, pour pratiquer son transfert en soin intensif. Par substitution, celui-ci concéda aimablement à Sami, la possibilité d’accompagner le tigre, jusqu’à la civière portée par deux des gardiens et l’invita à l’escorter, vers son cabinet d’urgence médicale. Pendant ce temps, les autres membres du personnel dispersaient la foule, sous l’ordre de la direction du Jardin public, laquelle était tenue d’éviter de grands rassemblements de Citadins, pour tenir compte des mesures de sécurité du Plan Vigipirate, toujours actif dans l’île. À la fin des soins, les deux amis s’adressèrent de tendres adieux, tandis que le vétérinaire vint nous remercier de notre patience et de notre aide indirecte.- « Je suppose que vous êtes les parents de ce jeune prodige, déduisit-il, d’une attention admirative, je tenais à vous en féliciter. Il a un sens extraordinaire de l’observation et un professionnalisme remarquable de la psychologie animale, pour un aussi jeune enfant, mais alors vous, j’admire votre déférence indéniable à son égard. A-t-il côtoyé les animaux depuis sa tendre enfance, pour avoir un don d’apprivoisement aussi efficace et inégalable ?- Oui ! Oui ! Confirmai-je, sous les yeux figés et étonnés de mon homme de cœur, il a passé son enfance au Kenya, ajoutai-je, tout en conservant mon attention, à mon interlocuteur.- Qu’est-ce que tu…- Chut !!! murmurai-je, discrètement, à mon Roméo, en lui pinçant les doigts, pendant que Bertrand préparait son matériel de soins.- Passez quand vous le souhaitez, la porte de mon cabinet de soins vous sera toujours ouverte, j’ai remis à votre fiston un badge personnel du meilleur dresseur, annonça-t-il, sans apercevoir notre subterfuge.- Soit, Monsieur, nous y penserons à l’occasion, c’est vraiment très sympathique de votre part, remerciai-je, en lui adressant une poignée de main, pour annoncer notre éventuel départ.- Je m’appelle Bertrand, précisément Bertrand François MAHÉ DE LA BOURDONNAIS. Mais je vous en prie, appelez-moi Bertrand, et vous, vous êtes ?- Christine et Loïc, présentai-je, d’une voix prévenante et vigilante. Dites-moi, MAHÉ DE LA BOURDONNAIS, n’est-ce pas l’un des premiers colonisateurs de l’île, fondateur de notre belle capitale et de nos dispositifs militaires, sous le règne de Louis XV, le bien-aimé ? M’enquis-je, les mirettes ouvertes d’extase. - Oui, je suis l’un de ses arrières, arrière, mais vraiment arrière-petits-fils, m’indiqua-t-il, d’une voix teintée de fierté. Néanmoins, sachez que le véritable premier fondateur de ce splendide et fabuleux coin paradisiaque n’est autre qu’Étienne REGNAULT. Mon ancêtre l’a ensuite proclamé chef-lieu de l’île et administré le développement de ce territoire, par des ordonnances royales. Cinq siècles de générations, à porter le même nom et les mêmes prénoms de père en fils aînés, nous permettent de perpétuer la classe et les souvenirs de l’un des premiers administrateurs de l’île, par contre, il est vrai que chacun d’entre nous a choisi des domaines de prédilection professionnels bien différents, que celui de notre aïeul.- C’est chaleureux, observa mon homme, d’un ton ébahi. Et vos enfants le prennent-ils aussi bien que vous ?- C’est notre dynastie, fidèle et solidaire à la noblesse de notre grande lignée, confirma Bertrand, d’une inflexion bourgeoise. Malheureusement, je n’ai pas de descendances, du moins, pas encore et à supposer que j’aie un fils un jour, j’espère qu’il aura autant de beauté et d’intelligence que le vôtre.- Oh, j’en suis profondément émue, merci Bertrand pour cet éloge, mais voyez-vous, nous devons vous laisser à vos obligations professionnelles, tu viens Sami, Manou nous attend, lançai-je, d’un ton mélodieux, afin de dissimuler mon empressement au vétérinaire.- J’arrive, mam ! Assura-t-il, en s’éternisant à caresser les poils doux et soyeux du tigre et à lui chuchoter des choses, dont lui seul détenait le contenu. Allez, mon gros, je vais devoir m’en aller, mais tout se passera bien maintenant pour toi.- Merci, mon ami, je me sens beaucoup mieux, la douleur s’est comme on dirait volatilisée, et hop ! Plus de souffrance. Je ne t’oublierai jamais, assura l’animal, je t’appellerai… Vaillant.- Moi aussi, Brillant, je te fais une place dans mon cœur, promit mon bambin. Tu es le beau, le grand roi du Bengale et celui de mes meilleurs souvenirs.- Non, petit humain, c’est toi le roi du Bengale, rectifia le fauve. Tu as sauvé ce beau et grand Brillant, tu es par conséquent le roi du Bengale. Ce titre te revient de droit et si quelqu’un ose le contester, je le lui confirmerai ou le lui imposerai, sans hésiter.- Tes compliments me touchent prodigieusement et ta reconnaissance est digne d’un sage. Je t’emporte dans mon cœur et dans mes pensées les plus profondes, déclara Sami, les yeux noyés sous le flot de ses larmes de bonheur, de cette merveilleuse rencontre. Au revoir, Brillant ! - Au revoir, Vaillant, répondit le tigre blanc du Bengale. »Sur l’insistance suppliante, toutefois discrète, de mon regard, à l’instant où mon homme détournait l’attention du vétérinaire, par ses remerciements et ses salutations. Sami finit par obéir et nous rejoignit, sous les feulements amicaux du tigre. Nous adressâmes une sincère poignée de main à Bertrand et quittâmes ce lieu magnifique et palpitant qui me permit d’oublier, pendant plus d’une heure, la séparation inéluctable qui nous attendait…

Extrait de La Voie De L'ultime Espoir.
Tome 1 Étrange Découverte

Chap XXVIII

Intimité bouleversante

… Lors de notre passage chez les félins, un incident inattendu se produisit et dévoila au grand jour un aspect caché des facultés de Sami. Nous en fûmes ébahies, surtout Loïc qui le découvrait. Un impressionnant tigre blanc du Bengale s’était échappé de sa cage. Il feulait de rage et menaçait de s’en prendre aux visiteurs. Pressentant une traque imminente, ses pupilles s’allumaient de méfiance et son regard scrutait la moindre ouverture qui le permettrait de s’enfuir, à travers les feuillus qui semblaient frémir de frayeur. Ses rauquements raisonnaient dans tous les recoins du jardin et attiraient inévitablement la foule. Sous les regards paniqués des promeneurs, les gardiens et le vétérinaire du parc, munis de fusils médicaux, prirent position pour lui injecter d’un tir, une dose de somnifères, afin de faciliter sa capture. Tout à coup, ému par la scène, Sami s’alarma d’un ton subtil, en se précipitant en direction de l’animal.
- « Ne tirez pas ! Ne tirez pas ! Laissez-moi le ramener !
- Tu es fou, mon garçon ! S’affola l’un des gardiens. Ne t’en ap-proche surtout pas ! C’est une bête sauvage en rage ! »
Sans tenir compte de la mise en garde, mon gamin parvint d’une allure franche et convaincue, jusqu’au fauve. Sans retenue, les badauds poussaient des cris de frayeur. Certains se cachaient les yeux et d’autres chuchotaient des critiques, dont quelques-unes n’étaient pas agréables à entendre.
- « Mais Madame, il ne faut pas le laisser faire, il agit par aveugle-ment et imprudence, m’adressa une petite vieille qui s’était aperçue de notre lien de parenté. »
Une autre qui se tenait à deux rangées derrière s’époumona de re-marques dénigrantes, pour exorciser sa peur, derrière ses convictions personnelles.
- « Qui est la mère de cet enfant ? Elle mériterait d’être enfermée pour non-assistance à personne en danger ! Qu’elle se montre au moins cette mère indigne. Je déposerai une plainte à la protection de l’enfance, dans les services de l’Aide Sociale à l’Enfance. Ce petit doit être placé en fa-mille d’accueil, au moins, elle saura le protéger. C’est une honte ! Qu’elle soit maudite ! »
Mon petit prodige n’entendait aucune de ces réflexions. En fait, il avait communiqué avec ce félin à distance, bien avant que l’on s’en aperçût, tous en respectant les chartres ou protocoles d’approche de cet animal sauvage. Mais un lien pacifique, hors du commun, lequel je vous invite à ne pas imiter, s’était créé entre eux. Il s’assit près de son nouvel ami et encercla de ses bras la douce fourrure satinée du coup de l’animal. Simultanément, le tigre lui lécha le visage. À l’instar d’anciens camarades qui se retrouvaient quotidiennement, ils discutèrent pendant cinq minutes, sous les applaudissements d’une partie de la foule qui s’était accrue. Dépassés par la tournure et l’ampleur de l’événement, la majorité des visiteurs étaient en état de stupéfaction immobilisant, et certains individus, en admiration de ces témoignages d’affection réciproque, entre l’animal et mon chérubin. Même les gardiens n’en revenaient pas, de la dextérité de cet enfant qu’ils voyaient pour la première fois. Uniquement le vétérinaire et moi en sourîmes individuellement, sans la lueur d’une quelconque connivence. D’ailleurs, ce dernier s’approcha de mon chérubin avec précaution, pour l’interroger.
- « Comment t’appelles-tu mon garçon ?
- Sami, Monsieur, se présenta-t-il, les pupilles dilatées de plénitude.
- Eh bien Sami, moi je me prénomme Bertrand, je souhaiterais ton aide, pour lui passer une muselière et pour lui attacher une chaîne au cou. Il est doux comme un gros chat, cependant, il reste un carnivore avant tout et il faut rassurer tout ce petit monde. Il faut les mettre hors d’atteinte d’une réaction imprévisible ou inattendue de l’animal. Qu’en penses-tu ? Sonda le vétérinaire, d’un ton tendre et convaincu.
- Certainement pas ! Refusa mon fiston, d’une voix catégorique et ferme. Avec cette souffrance abominable, c’est sûr qu’il peut avoir des réactions imprévisibles et s’en prendre à n’importe quel humain, qu’il substituerait à son propre bourreau. Mais croyez-moi, si vous voulez qu’il rentre dans sa cage sans heurts, il faudrait que l’un d’entre vous s’excuse et reconnaisse ses torts, de l’avoir violemment frappé la semaine dernière. Examinez l’état de l’intérieur de sa cuisse gauche arrière ! Dénonça-t-il, en soulevant délicatement le membre blessé de l’animal. »
Interloqué par la franche spontanéité de mon enfant, Bertrand prit l’initiative de vérifier ses dires. Il ausculta le félin qui, calmé par l’attention et la douceur de son jeune ami, se laissa manipuler, malgré sa douleur aiguë. Subitement, le véto se retourna vers les gardiens et d’un ton colérique, il exigea des explications, sur la provenance des blessures de son protégé.
- « Que celui qui a battu cette bête se dénonce sur-le-champ ! Il n’y a pas l’ombre d’un doute, sur la provenance de cette fracture ouverte et pas soignée. Même en se cognant dans sa cage, il n’aurait pas pu se mutiler à ce point. »
Face à la situation et à l’étonnement de Loïc, je n’hésitai pas à intervenir. Tout en sachant que mon bambin parlait aux animaux, mais sans en être réellement persuadée, jusqu’à présent, par manque de preuves tangibles, je feignis de ne pas comprendre ce qui se passait, pour relativiser l’événement et n’éveiller aucun soupçon.
- « Qu’est-ce qui te pousse à avancer une telle accusation, mon enfant ? Lui chuchotai-je, à quelques pas du vétérinaire et de son papoune, lesquels s’étaient lancés dans une discussion, dont j’ignorai la portée.
- C’est lui qui me l’a dit, divulgua Sami, de vive voix. D’ailleurs, je sais lequel d’entre eux il s’agit, par contre, j’estime qu’il est préférable et plus mature de le laisser reconnaître ses responsabilités et de les assumer. »
Simultanément, l’image de mon fils babillant avec les margouillats, dans son berceau, traversa ma pensée. Je réalisai que mes impressions au sujet de ses communications transversales, avec ces petites bêtes, n’étaient peut-être pas des illusions. « Et si par malheur quelqu’un d’autre que Loïc et Bertrand avait entendu les propos de Sami, que devrais-je faire ? Examinai-je, sous l’emprise de la panique. » Un homme sur les quatre gardiens présents se dirigea vers le vétérinaire et interrompit mes rêveries. Il se livra en prétendant avoir agi en légitime défense, contre une attaque du tigre. Dans la foulée, Sami plaida, avec sagacité, en faveur de son ami.
- « Vous faire du mal n’a jamais été dans son intention, déclara-t-il, avant de lever la patte droite avant du fauve qui baissa ses paupières, pour contenir sa lancination, il voulait vous montrer l’épine qui se trouvait entre son orteil. Et pour alourdir sa souffrance, c’est sur celle-là que le premier coup a été violemment infligé. Allez-y, je vous en prie, constatez-le par vous-même, si vous ne me croyez pas ! »
Mon gamin qui caressait toujours le poil soyeux du torse de l’animal, pour maintenir son calme et prévoir sa réaction, fixa les iris bleus de celui-ci comme pour obtenir son accord. Le tigre poussa un doux rugissement d’approbation. Sur le moment, Sami entendit le langage de son ami, sous la forme humaine. En bon sauveteur, il nous interpréta, immédiatement, ce cri qui pour nous n’était autre que celui d’un félidé. Confus par les paroles et la diplomatie de mon fils, cet homme se pencha, simultanément aux fléchissements de Loïc, du vétérinaire et du mien, au-dessus de la patte du tigre et se rendit compte de la présence d’un énorme aiguillon, bien enfoncé, entre les orteils de l’animal. Aussitôt, Bertrand prit l’initiative de la lui ôter délicatement, avec une pince médicale de sa mallette de secours, après l’avoir localement anesthésiée. Puis, il le soigna et pansa ses blessures superficielles, mais le laissa conscient, pour pratiquer son transfert en soin intensif. Par substitution, celui-ci concéda aimablement à Sami, la possibilité d’accompagner le tigre, jusqu’à la civière portée par deux des gardiens et l’invita à l’escorter, vers son cabinet d’urgence médicale. Pendant ce temps, les autres membres du personnel dispersaient la foule, sous l’ordre de la direction du Jardin public, laquelle était tenue d’éviter de grands rassemblements de Citadins, pour tenir compte des mesures de sécurité du Plan Vigipirate, toujours actif dans l’île. À la fin des soins, les deux amis s’adressèrent de tendres adieux, tandis que le vétérinaire vint nous remercier de notre patience et de notre aide indirecte.
- « Je suppose que vous êtes les parents de ce jeune prodige, déduisit-il, d’une attention admirative, je tenais à vous en féliciter. Il a un sens extraordinaire de l’observation et un professionnalisme remarquable de la psychologie animale, pour un aussi jeune enfant, mais alors vous, j’admire votre déférence indéniable à son égard. A-t-il côtoyé les animaux depuis sa tendre enfance, pour avoir un don d’apprivoisement aussi efficace et inégalable ?
- Oui ! Oui ! Confirmai-je, sous les yeux figés et étonnés de mon homme de cœur, il a passé son enfance au Kenya, ajoutai-je, tout en conservant mon attention, à mon interlocuteur.
- Qu’est-ce que tu…
- Chut !!! murmurai-je, discrètement, à mon Roméo, en lui pinçant les doigts, pendant que Bertrand préparait son matériel de soins.
- Passez quand vous le souhaitez, la porte de mon cabinet de soins vous sera toujours ouverte, j’ai remis à votre fiston un badge personnel du meilleur dresseur, annonça-t-il, sans apercevoir notre subterfuge.
- Soit, Monsieur, nous y penserons à l’occasion, c’est vraiment très sympathique de votre part, remerciai-je, en lui adressant une poignée de main, pour annoncer notre éventuel départ.
- Je m’appelle Bertrand, précisément Bertrand François MAHÉ DE LA BOURDONNAIS. Mais je vous en prie, appelez-moi Bertrand, et vous, vous êtes ?
- Christine et Loïc, présentai-je, d’une voix prévenante et vigilante. Dites-moi, MAHÉ DE LA BOURDONNAIS, n’est-ce pas l’un des premiers colonisateurs de l’île, fondateur de notre belle capitale et de nos dispositifs militaires, sous le règne de Louis XV, le bien-aimé ? M’enquis-je, les mirettes ouvertes d’extase.
- Oui, je suis l’un de ses arrières, arrière, mais vraiment arrière-petits-fils, m’indiqua-t-il, d’une voix teintée de fierté. Néanmoins, sachez que le véritable premier fondateur de ce splendide et fabuleux coin paradisiaque n’est autre qu’Étienne REGNAULT. Mon ancêtre l’a ensuite proclamé chef-lieu de l’île et administré le développement de ce territoire, par des ordonnances royales. Cinq siècles de générations, à porter le même nom et les mêmes prénoms de père en fils aînés, nous permettent de perpétuer la classe et les souvenirs de l’un des premiers administrateurs de l’île, par contre, il est vrai que chacun d’entre nous a choisi des domaines de prédilection professionnels bien différents, que celui de notre aïeul.
- C’est chaleureux, observa mon homme, d’un ton ébahi. Et vos enfants le prennent-ils aussi bien que vous ?
- C’est notre dynastie, fidèle et solidaire à la noblesse de notre grande lignée, confirma Bertrand, d’une inflexion bourgeoise. Malheureusement, je n’ai pas de descendances, du moins, pas encore et à supposer que j’aie un fils un jour, j’espère qu’il aura autant de beauté et d’intelligence que le vôtre.
- Oh, j’en suis profondément émue, merci Bertrand pour cet éloge, mais voyez-vous, nous devons vous laisser à vos obligations professionnelles, tu viens Sami, Manou nous attend, lançai-je, d’un ton mélodieux, afin de dissimuler mon empressement au vétérinaire.
- J’arrive, mam ! Assura-t-il, en s’éternisant à caresser les poils doux et soyeux du tigre et à lui chuchoter des choses, dont lui seul détenait le contenu. Allez, mon gros, je vais devoir m’en aller, mais tout se passera bien maintenant pour toi.
- Merci, mon ami, je me sens beaucoup mieux, la douleur s’est comme on dirait volatilisée, et hop ! Plus de souffrance. Je ne t’oublierai jamais, assura l’animal, je t’appellerai… Vaillant.
- Moi aussi, Brillant, je te fais une place dans mon cœur, promit mon bambin. Tu es le beau, le grand roi du Bengale et celui de mes meilleurs souvenirs.
- Non, petit humain, c’est toi le roi du Bengale, rectifia le fauve. Tu as sauvé ce beau et grand Brillant, tu es par conséquent le roi du Bengale. Ce titre te revient de droit et si quelqu’un ose le contester, je le lui confirmerai ou le lui imposerai, sans hésiter.
- Tes compliments me touchent prodigieusement et ta reconnaissance est digne d’un sage. Je t’emporte dans mon cœur et dans mes pensées les plus profondes, déclara Sami, les yeux noyés sous le flot de ses larmes de bonheur, de cette merveilleuse rencontre. Au revoir, Brillant !
- Au revoir, Vaillant, répondit le tigre blanc du Bengale. »
Sur l’insistance suppliante, toutefois discrète, de mon regard, à l’instant où mon homme détournait l’attention du vétérinaire, par ses remerciements et ses salutations. Sami finit par obéir et nous rejoignit, sous les feulements amicaux du tigre. Nous adressâmes une sincère poignée de main à Bertrand et quittâmes ce lieu magnifique et palpitant qui me permit d’oublier, pendant plus d’une heure, la séparation inéluctable qui nous attendait…

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30 Mars 2015, 15:43pm

Publié par Chris SAVIGNAN

Photo : La Voie De L’ultime Espoir Tome I :...

29 Mars 2015, 19:40pm

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25 Mars 2015, 19:05pm

Publié par Chris SAVIGNAN

Photo : Résumé de LA VOIE DE L’ULTIME ESPOIR...

25 Mars 2015, 12:28pm

Publié par Chris SAVIGNAN

Résumé de LA VOIE DE L’ULTIME ESPOIRTOME I ÉTRANGE DÉCOUVERTE Bonjour, je m’appelle Christine BOYER, je suis née le 23 janvier 2216.  De ma naissance à mon adolescence, je menais une existence un peu compliquée, mais typiquement liée à mon époque. Celle-ci n’est pas la plus belle que notre planète ait connue. Le bouleversement climatique et les catastrophes naturelles ont redessiné tous les paysages et les infrastructures du monde entier. La pauvreté financière et intellectuelle sont devenues majoritairement la cause d’une véritable dégénérescence du genre humain. Elle semble s’être propagée comme un virus. Rares sont les hommes sains d’esprit, cultivés, intelligents et d’un niveau social moyen et élevé. Passée ma période juvénile, au cours de ma vie d’étudiante, une étrange découverte vient définitivement déstabiliser et remettre en question ma vision du monde et de moi même. Le rationnel et l’irrationnel s'y sont définitivement confondus. C’est tout simplement à la fois époustouflant et inquiétant d'assumer les secrets qui en découlent, au-delà des modestes joies et d’un subtil romantisme de cette nouvelle existence, dans laquelle la nature et les animaux sont de réels amis et repères. Serai-je contaminée par cette déchéance humaine ou est-ce une véritable et énigmatique découverte ? Si vous souhaitez savoir de qui ou de quoi il s’agit et de quoi il en relève, alors  venez, suivez-moi dans mes aventures où les mystères vont vous emporter à travers de multiples espérances qui déboucheront sur la Voie de l'Ultime Espoir, en passant par plusieurs régions de France et par une richesse culturelle multi régionale et internationale, du premier au dernier tome. Vous serez séduit et séduite par de sympathiques et très émouvants héros de toutes espèces que vous accompagnerez à travers le plaisir de vos lectures.

25 Mars 2015, 12:28pm

Publié par chrissou29

Résumé de LA VOIE DE L’ULTIME ESPOIRTOME I ÉTRANGE DÉCOUVERTE Bonjour, je m’appelle Christine BOYER, je suis née le 23 janvier 2216.  De ma naissance à mon adolescence, je menais une existence un peu compliquée, mais typiquement liée à mon époque. Celle-ci n’est pas la plus belle que notre planète ait connue. Le bouleversement climatique et les catastrophes naturelles ont redessiné tous les paysages et les infrastructures du monde entier. La pauvreté financière et intellectuelle sont devenues majoritairement la cause d’une véritable dégénérescence du genre humain. Elle semble s’être propagée comme un virus. Rares sont les hommes sains d’esprit, cultivés, intelligents et d’un niveau social moyen et élevé. Passée ma période juvénile, au cours de ma vie d’étudiante, une étrange découverte vient définitivement déstabiliser et remettre en question ma vision du monde et de moi même. Le rationnel et l’irrationnel s'y sont définitivement confondus. C’est tout simplement à la fois époustouflant et inquiétant d'assumer les secrets qui en découlent, au-delà des modestes joies et d’un subtil romantisme de cette nouvelle existence, dans laquelle la nature et les animaux sont de réels amis et repères. Serai-je contaminée par cette déchéance humaine ou est-ce une véritable et énigmatique découverte ? Si vous souhaitez savoir de qui ou de quoi il s’agit et de quoi il en relève, alors  venez, suivez-moi dans mes aventures où les mystères vont vous emporter à travers de multiples espérances qui déboucheront sur la Voie de l'Ultime Espoir, en passant par plusieurs régions de France et par une richesse culturelle multi régionale et internationale, du premier au dernier tome. Vous serez séduit et séduite par de sympathiques et très émouvants héros de toutes espèces que vous accompagnerez à travers le plaisir de vos lectures.

Résumé de LA VOIE DE L’ULTIME ESPOIR

TOME I ÉTRANGE DÉCOUVERTE

Bonjour, je m’appelle Christine BOYER, je suis née le 23 janvier 2216.  De ma naissance à mon adolescence, je menais une existence un peu compliquée, mais typiquement liée à mon époque. Celle-ci n’est pas la plus belle que notre planète ait connue. Le bouleversement climatique et les catastrophes naturelles ont redessiné tous les paysages et les infrastructures du monde entier. La pauvreté financière et intellectuelle sont devenues majoritairement la cause d’une véritable dégénérescence du genre humain. Elle semble s’être propagée comme un virus. Rares sont les hommes sains d’esprit, cultivés, intelligents et d’un niveau social moyen et élevé. Passée ma période juvénile, au cours de ma vie d’étudiante, une étrange découverte vient définitivement déstabiliser et remettre en question ma vision du monde et de moi même. Le rationnel et l’irrationnel s'y sont définitivement confondus. C’est tout simplement à la fois époustouflant et inquiétant d'assumer les secrets qui en découlent, au-delà des modestes joies et d’un subtil romantisme de cette nouvelle existence, dans laquelle la nature et les animaux sont de réels amis et repères. Serai-je contaminée par cette déchéance humaine ou est-ce une véritable et énigmatique découverte ? Si vous souhaitez savoir de qui ou de quoi il s’agit et de quoi il en relève, alors  venez, suivez-moi dans mes aventures où les mystères vont vous emporter à travers de multiples espérances qui déboucheront sur la Voie de l'Ultime Espoir, en passant par plusieurs régions de France et par une richesse culturelle multi régionale et internationale, du premier au dernier tome. Vous serez séduit et séduite par de sympathiques et très émouvants héros de toutes espèces que vous accompagnerez à travers le plaisir de vos lectures.

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25 Mars 2015, 11:46am

Publié par Chris SAVIGNAN

Photo : chrissou29: EXTRAITS DE : La Voie De...

25 Mars 2015, 09:41am

Publié par Chris SAVIGNAN

chrissou29:EXTRAITS DE : La Voie De L’ultime Espoir Tome I : Étrange Découverte Chap. IXÉtrange Découverte.Après le départ de ma mère, chaque jour de ma vie, jeme motivais et j’avançais à tâtons, comme on effleure du bout de ses pieds, la traversée d’un terrain miné, afin d’éviter toute nouvelle rencontre insolite. Avec mes énigmes non élucidées de situations incohérentes et démesurées, j’essayais assidûment d’oublier tous les moments désagréables et déstabilisants de mon existence, en continuant à vivre et à résister, en trois mots, à me battre. Le bilan psychiatrique de l’éminent docteur GRONDIN ne démontra aucune anomalie mentale. Évidemment, je m’étais abstenue de lui parler de mes visions et de mon vécu, d’un ordre irrationnel du côté des cartésiens, mais extraordinaire, dans le camp des mystiques et des occultistes. Son diagnostic aurait été de l’ordre d’une schizophrénie paranoïde très prononcée, voire dangereuse pour l’ordre public et pour moi. Je risquais, sans aucun doute, un internement psychiatrique à long terme. Sachant que de grands spécialistes du monde entier avaient rédigé des œuvres et des essais, sur ces différents thèmes, je souhaitais vivement lever le voile sur ces mystères, indépendamment de toutes influences directes d’un tiers qui, d’autant plus, ne partagerait peut-être pas l’avis de ses confrères. Malheureusement, mes priorités d’étudiante et mon budget mirent fin à mon désir. Au sommet de mes dix-sept ans, je m’épanouissais librement, chaque jour, au seuil du monde des adultes. Mes transformations pubertaires se stabilisèrent. Je mesurais 1m72 pour 52 kg, avec des mensurations de mannequins. Je conservais ma coupe de cheveux d’adolescente, laquelle mettait en évidence les tons dégradés de mes mèches. Cette panoplie de couleurs allait du châtain foncé, au châtain clair et était assortie à l’iris de mes pupilles noisette claire, ainsi qu’à mes taches de rousseur. Tous ces attraits constituaient, irrémédiablement, des atouts de mon succès relationnel et affectif.  Pour mettre un peu plus de beurre dans mes épinards, en novembre de ma première année de faculté de droit, je travaillais occasionnellement le samedi soir « Chez Antoine », un fast-food bio du centre-ville, pour le service du midi. Ce restaurant était l’un des plus côtés de la ville, pour ses repas et son ambiance à la fois intime et familiale. Les tenues féminines se composaient d’un petit tailleur vert canard à col orangé, d’une toque de la même teinte et semblable à celle d’une hôtesse de l’air, sur laquelle était tissée, en fil de soie verte, l’enseigne du propriétaire, d’une paire d’escarpins dotés de talons de 6 cm et de deux tabliers distincts, pour passer de la salle à la cuisine, dans nos roulements de service. Ceux des hommes se différenciaient surtout au niveau du pantalon et des chaussures. Mon salaire était convenable, principalement les soirs de fête où les pourboires s’avéraient généreux. Mais parfois, pour que mes dépenses extra universitaires correspondissent à mon budget, j’œuvrais dans le service à la personne, occasionnellement, auprès des enfants de tout âge, grâce à quelques matériels de puériculture, avec lesquels mes parents m’accueillirent à ma naissance. J’avais un nombre restreint de collègues, avec qui je sortais certains soirs, dans des endroits chics et à la mode. Pendant un an, je vivais pleinement ma jeunesse et j’étais très épanouie, à tel point que j’oubliais les hostilités que j’avais dû affronter ces dernières années. Je réussis, avec une mention satisfaisante, ma première année de faculté et j’amorçai la deuxième, avec autant de succès, après un splendide séjour à Madagascar, en fin d’année universitaire. Au mois d’avril 2234, en quittant le restaurant un samedi en fin d’après-midi, je me dirigeai à pied vers le centre-ville, au niveau de la rue du Maréchal Leclerc, pour rejoindre mes collègues, dans un café littéraire qui, le soir, se transformait en soirée karaoké. L’hiver s’achevait à peine qu’il fît déjà une chaleur torride. Je marchai sans précipitation, lorsque, au croisement de la rue de Juliette Dodue, j’entendis …………………………………, parmi les vacarmes infernaux de la ville. Ce……… m’interpellait et me touchait au plus profond de mon être. Il me semblait qu’il était tout proche, mais en scrutant dans mon environnement et vers tous mes horizons, je n’aperçus aucun ……….. susceptible de ……….. incessamment, avec ce son de ………. Une famille de touristes se rapprochait. Intriguée, je les questionnais à ce sujet :-          « Excusez-moi de vous déranger…-          Was haben Sie gesagt ? Demanda le père de famille. Ich verstehe nicht das Franszösische. (Qu’est-ce que vous avez dit ? Je ne comprends pas le français.-          Ok, Ihr seid deutsch. Entschuldigen es Ihnen Herrn zu stören, aber hö-ren Sie dieses …….., das ……….° ? (Ok, vous êtes allemand. Excusez-moi de vous déranger, Monsieur, mais est-ce que vous entendez ……….. qui hurle ?)-          Ein …………………..° ? Nicht, höre ich nichts°, répondit le père. Ingrid gibt es kein ……, das weint°. (………………………………………………. ? Non, je n’entends rien. Ingrid, il n’y a pas de bébé qui pleure.)-          Nein, soutint sa femme. Und die Kinder Ihnen, hören Sie einige Sachen° ? (Non. Et vous les enfants, entendez-vous quelques choses ?)-          Nicht Mama, hören wir nichts und sehen nichts°. (Non, maman, nous n’entendons rien et ne voyons rien.)-          Tief betrübt, meine kleine Ramme, können wir nicht Ihnen helfen°, con-clut le père. (Désolés, ma petite dame, nous ne pouvons pas vous aider.)-          Keine sorge, das ist nicht ernst und gut Aufenthalt auf der Insel°, auf Wiedersehen, gratifiai-je, les yeux allumés de bienveillance. (Rassurez-vous, ce n’est pas grave et bon séjour dans l’île, au plaisir de vous revoir.)-          Danke, unendlich, Fräulein, auf Wiedersehen und wir werden Ihnen ger-ne beim nächsten Mal zu informieren°, salua la petite famille, le sourire aux lèvres. (Merci, infiniment, au revoir et nous serons heureux de vous renseigner une prochaine fois.) » « Pas de bol ! Pensai-je, en les regardant s’éloigner, avec le sourire. Qui se-ront les prochains. » Soudain, j’aperçus un passant qui revenait de la poste, si-tuée dans l’angle de la rue :-          « Excusez-moi de vous déranger, Monsieur, mais est-ce que vous per-cevez l’appel d’un …… qui ……. ?-          Je distingue particulièrement le ronflement des voitures, et qu’est-ce qu’il fait chaud ! Vous ne trouvez pas ! Dévia-t-il, d’un air enjoué. »Par moments, le son oscillait à différents niveaux, par conséquent, sa perception aurait pu être neutralisée ou amoindrie, si l’on n’avait pas apprêté une écoute particulièrement attentive. Ce qui, à mon avis, était totalement le cas de cet individu. Avec plus de conviction, j’insistai pour qu’il accommode davantage son audition, à ces ……………….. de………….-          « Vous en êtes sûre ! Écoutez bien, là ! Maintenant ! Il hurle ! Il hurle ! M’exaltai-je, en réceptionnant distinctement le …….. Ne me dites pas que vous ne l’auditionnez pas. À moins d’être sourd, c’est impossible de ne pas l’entendre ! »Cet homme recula de deux pas et fronça les sourcils. Sans m’en rendre compte, je l’avais offusqué.-          « Mais non, Mademoiselle, je vous l’ai dit, il n’y a que vos hurlements qui me heurtent les tympans, je ne vais pas mentir pour vous faire plaisir ! S’emporta-t-il, d’un ton agressif. Et puis, il n’y a aucun ……. à des kilomètres aux alentours, vous le voyez bien non ! Vous avez un problème pour m’agresser de la sorte, vous devriez consulter un médecin, vous avez sûrement été victime d’une insolation, à vous exposer sous une canicule aussi foudroyante et c’est malsain de respirer l’air pollué de la ville ! Rentrez chez vous ! C’est ce que vous pourriez faire de mieux, pour la sécurité d’autrui et la vôtre. »Il s’éloigna en remuant la tête d’indignation, comme s’il venait de croiser une déséquilibrée. Cette réflexion que je fis un jour à Shirley me revenait directement à l’oreille, une fois de plus. « Décidément, la mise en garde de maman est toujours d’actualité, reconnus-je, le visage rembruni de consternation. » La preuve qu’il ne fallait jamais critiquer les autres injustement, avec des propos que l’on n’aurait nullement souhaité entendre, se dressa incontestablement devant mon égo. Subitement, je remarquai les regards tragiques et critiques des badauds qui s’étaient certainement arrêtés à la vue de notre altercation et à l’écoute de notre conversation tonitruante. Je me sentis un peu confuse et mal à l’aise. « J’ai rêvé ou halluciné ? Songeai-je. Oh non, je ne suis pas en train de tomber, dans une sorte d’hallucination phonique. Il s’agit sûrement d’un canular ! Je finirai par connaître son auteur ! » Je repris mon chemin et brusquement, les ….. parvinrent une nouvelle fois à mon ouïe. Par contre, à présent, ils s’éloignaient au fur et à mesure que j’avançais. « Ce n’est pas possible ! À moins d’admettre que je souffre d’hallucination phonique et que je dois contacter à nouveau ce prodigieux psychiatre du CHU du Moufia, je n’irais nulle part, tant que je n’aurais pas trouvé des explications à ces pleurs insistantes, pensai-je, avec conviction. » Je fis demi-tour et j’attendis là où le ….. du ……. semblait plus élevé. Au moment où les voitures et les passants de la rue se dispersèrent, je questionnai à nouveau une dame qui sortait du magasin, devant lequel je me tenais. Sa réponse se révélait négative. À la minute où ma patience s’était amenuisée et mon irritabilité avait atteint son sommet, la fatigue se fit ressentir et l’espoir de résoudre ce mystère s’éteignit, comme un feu consumé de bois de tamarin, dans l’âtre d’une demeure ancestrale montagnarde créole. Je finis par conclure que j’étais la seule à entendre ce …….. et qu’il faudrait me résoudre à reconsidérer mon état psychique, si je n’aboutissais à aucune preuve d’une plaisanterie d’un tiers. Je m’apprêtais à abandonner définitivement ma recherche, lorsque juste à la fermeture des boutiques, mon attention porta sur une boîte carrée d’environ huit centimètres d’arêtes. Elle se trouvait par terre, contre le mur du commerce, devant lequel j’étais postée, depuis des heures. Je me penchai pour la ramasser et me relevai, d’un air intrigué. Prise d’excitation et de peur, je soulevai l’opercule, avec délicatesse et prudence.  -          « OMD ! M’exclamai-je, les yeux ouverts à la fois d’émerveillement et de frayeur, qu’est-ce que c’est que cette chose ? »Une étrange luminescence verte irradiante s’était simultanément extirpée de cette boîte. Paniquée par sa contenance, je la refermai délicatement, le visage marqué d’effroi. M’assurant que personne ne m’avait entendu et vu, je me tapis dans un coin de mur, pour admirer prudemment ce que je venais de dégoter. Quand j’ouvris à nouveau le carton, la lumière avait diminué en intensité. J’y aperçus une petite sphère qui affichait une ouverture, d’où provenait l’intense clarté verdoyante. Poussée par ma curiosité, je la sortis. Instantanément, la lumière disparut sous mes pupilles dilatées de stupéfaction. Un tout petit …. rondouillet, cristallin et d’un vert tendre d’une pelouse fraîchement tondue gigotait et hurlait, dans ce tout petit lit d’infortune. J’étais à la fois profondément fascinée et apeurée. Cette chose d’apparence ………, mais d’une transparence telle que l’on voyait ses minuscules…………………………………….., éveilla ma curiosité. Avec précaution, je remuai doucement la sphère de verre, pour l’observer sous tous ses angles. Sa physiologie interne m’apparut semblable ………. Il m’était impossible de contrôler son appartenance sexuelle, sans devoir le poser, dans une de mes paumes de mains et par crainte de lui blesser ou de transpercer son anatomie dépourvue de ……., sa petitesse me freina. Malgré ma grande culture générale, notamment en matière d’évolution du genre ……, je ne pus classer cette espèce, dans une catégorie d’……… « Et s’il s’agissait d’une mutation inconnue de ………, conséquente au bouleversement climatique et à la pollution ! Après tout, le monde cache encore plein de mystères. » Un peu paniquée, je la remis dans sa boîte que je refermai illico, pour la mettre à l’abri de la vigilance des derniers passants qui finissaient leur journée de travail. À mon insu, un petit garçon de type métissé, Africain/Hindou, en compagnie de son chien, nous observait, minutieusement, les prunelles pétillant d’émerveillement, à quelques mètres de ma droite. À ma gauche, à une distance plus éloignée, un homme épiait aussi et discrètement mes gestes d’un air neutre, mais sans hostilité appa-rente et sans m’en apercevoir aussi. Je pris mon GSM*, afin d’envoyer un SMS à Swann et lui relater ma découverte. Or, le message ne lui parvint pas. Il sem-blait avoir changé de mobile ou de carte Sim. Guidée par mon instinct, je réa-lisai qu’il était temps de rentrer chez moi. Je rebroussai le chemin, à pas de géants, en direction de ma voiture. Elle était garée sur une place de parking à côté de la poste. Véhiculée par une programmation de conduite automatique, je gagnai mon appartement situé, sans tenir compte des embouteillages, à vingt minutes de route du centre-ville, l’attention fixée constamment sur cette chose. À peine arrivée, je surpassai mes craintes et la sortis délicatement de son logis, en glissant mon index sous son ventre et mon pouce sur son dos. La luminosité verdoyante du départ semblait avoir définitivement disparu. À mon grand étonnement, je sentis sous mes doigts, la souplesse et la résistance d….., pourtant inexistante. « Bien, je ne l’ai pas transpercée, c’est déjà une bonne chose, examinai-je, d’un ton solitaire. Voyons ce que nous cache l’autre face, ajoutai-je, en la retournant avec précaution. » De prime abord, elle semblait posséder des ……….s. La micro dimension de cette partie de son anatomie souleva mes doutes et sollicita ma patience d’obtenir une réponse précise, à une échéance ultérieure. Elle pleurait à chaudes larmes. Ses éclats de voix étaient insoutenables, au point d’en réveiller tout un quartier. Pourtant, personne ne s’en plaignait. Par un foudroyant coup de foudre, une fusion s’opéra entre cette chose et moi. Et par un simple échange de regards, elle cessa ses pleurs. Étonnamment, je ressentis sur l’instant, sa volonté de communiquer et telle une petite pensée qui souffle à sa propre conscience, cette chose me revendiqua de l’alimenter. �cP��Y�O�

25 Mars 2015, 09:41am

Publié par chrissou29

chrissou29:EXTRAITS DE : La Voie De L’ultime Espoir Tome I : Étrange Découverte Chap. IXÉtrange Découverte.Après le départ de ma mère, chaque jour de ma vie, jeme motivais et j’avançais à tâtons, comme on effleure du bout de ses pieds, la
traversée d’un terrain miné, afin d’éviter toute nouvelle rencontre insolite.
Avec mes énigmes non élucidées de situations incohérentes et démesurées,
j’essayais assidûment d’oublier tous les moments désagréables et déstabilisants
de mon existence, en continuant à vivre et à résister, en trois mots, à me
battre. Le bilan psychiatrique de l’éminent docteur GRONDIN ne démontra aucune
anomalie mentale. Évidemment, je m’étais abstenue de lui parler de mes visions
et de mon vécu, d’un ordre irrationnel du côté des cartésiens, mais
extraordinaire, dans le camp des mystiques et des occultistes. Son diagnostic
aurait été de l’ordre d’une schizophrénie paranoïde très prononcée, voire
dangereuse pour l’ordre public et pour moi. Je risquais, sans aucun doute, un
internement psychiatrique à long terme. Sachant que de grands spécialistes du
monde entier avaient rédigé des œuvres et des essais, sur ces différents
thèmes, je souhaitais vivement lever le voile sur ces mystères, indépendamment
de toutes influences directes d’un tiers qui, d’autant plus, ne partagerait
peut-être pas l’avis de ses confrères. Malheureusement, mes priorités
d’étudiante et mon budget mirent fin à mon désir. Au sommet de mes dix-sept
ans, je m’épanouissais librement, chaque jour, au seuil du monde des adultes.
Mes transformations pubertaires se stabilisèrent. Je mesurais 1m72 pour 52 kg,
avec des mensurations de mannequins. Je conservais ma coupe de cheveux d’adolescente,
laquelle mettait en évidence les tons dégradés de mes mèches. Cette panoplie de
couleurs allait du châtain foncé, au châtain clair et était assortie à l’iris
de mes pupilles noisette claire, ainsi qu’à mes taches de rousseur. Tous ces
attraits constituaient, irrémédiablement, des atouts de mon succès relationnel
et affectif.  Pour mettre un peu plus de beurre dans mes épinards,
en novembre de ma première année de faculté de droit, je travaillais
occasionnellement le samedi soir « Chez Antoine », un fast-food bio
du centre-ville, pour le service du midi. Ce restaurant était l’un des plus
côtés de la ville, pour ses repas et son ambiance à la fois intime et
familiale. Les tenues féminines se composaient d’un petit tailleur vert canard
à col orangé, d’une toque de la même teinte et semblable à celle d’une hôtesse
de l’air, sur laquelle était tissée, en fil de soie verte, l’enseigne du
propriétaire, d’une paire d’escarpins dotés de talons de 6 cm et de deux
tabliers distincts, pour passer de la salle à la cuisine, dans nos roulements
de service. Ceux des hommes se différenciaient surtout au niveau du pantalon et
des chaussures. Mon salaire était convenable, principalement les soirs de fête
où les pourboires s’avéraient généreux. Mais parfois, pour que mes dépenses
extra universitaires correspondissent à mon budget, j’œuvrais dans le service à
la personne, occasionnellement, auprès des enfants de tout âge, grâce à quelques
matériels de puériculture, avec lesquels mes parents m’accueillirent à ma
naissance. J’avais un nombre restreint de collègues, avec qui je sortais
certains soirs, dans des endroits chics et à la mode. Pendant un an, je vivais
pleinement ma jeunesse et j’étais très épanouie, à tel point que j’oubliais les
hostilités que j’avais dû affronter ces dernières années. Je réussis, avec une
mention satisfaisante, ma première année de faculté et j’amorçai la deuxième,
avec autant de succès, après un splendide séjour à Madagascar, en fin d’année
universitaire. Au mois d’avril 2234, en quittant le restaurant un
samedi en fin d’après-midi, je me dirigeai à pied vers le centre-ville, au
niveau de la rue du Maréchal Leclerc, pour rejoindre mes collègues, dans un
café littéraire qui, le soir, se transformait en soirée karaoké. L’hiver
s’achevait à peine qu’il fît déjà une chaleur torride. Je marchai sans
précipitation, lorsque, au croisement de la rue de Juliette Dodue, j’entendis
…………………………………, parmi les vacarmes infernaux de la ville. Ce……… m’interpellait et me touchait au plus profond de mon être. Il me semblait qu’il
était tout proche, mais en scrutant dans mon environnement et vers tous mes
horizons, je n’aperçus aucun ……….. susceptible de ……….. incessamment,
avec ce son de ………. Une famille de touristes se rapprochait. Intriguée,
je les questionnais à ce sujet :-         
« Excusez-moi
de vous déranger…-         
Was haben Sie
gesagt ? Demanda le père de famille. Ich verstehe nicht das Franszösische.
(Qu’est-ce que vous avez dit ? Je ne comprends pas le français.-         
Ok, Ihr seid deutsch. Entschuldigen es Ihnen Herrn zu
stören, aber hö-ren Sie dieses …….., das ……….° ? (Ok, vous êtes allemand. Excusez-moi de vous déranger,
Monsieur, mais est-ce que vous entendez ……….. qui hurle ?)-         
Ein …………………..° ? Nicht, höre ich nichts°, répondit le père. Ingrid gibt es kein
……, das weint°. (………………………………………………. ? Non, je n’entends rien. Ingrid,
il n’y a pas de bébé qui pleure.)-         
Nein, soutint sa
femme. Und die Kinder Ihnen, hören Sie einige Sachen° ? (Non. Et vous les
enfants, entendez-vous quelques choses ?)-         
Nicht Mama, hören wir nichts und sehen nichts°. (Non, maman, nous n’entendons rien et ne voyons rien.)-         
Tief betrübt,
meine kleine Ramme, können wir nicht Ihnen helfen°, con-clut le père. (Désolés,
ma petite dame, nous ne pouvons pas vous aider.)-         
Keine sorge, das
ist nicht ernst und gut Aufenthalt auf der Insel°, auf Wiedersehen,
gratifiai-je, les yeux allumés de bienveillance. (Rassurez-vous, ce n’est pas
grave et bon séjour dans l’île, au plaisir de vous revoir.)-         
Danke, unendlich,
Fräulein, auf Wiedersehen und wir werden Ihnen ger-ne beim nächsten Mal zu
informieren°, salua la petite famille, le sourire aux lèvres. (Merci,
infiniment, au revoir et nous serons heureux de vous renseigner une prochaine
fois.) » « Pas de
bol ! Pensai-je, en les regardant s’éloigner, avec le sourire. Qui se-ront
les prochains. » Soudain, j’aperçus un passant qui revenait de la poste,
si-tuée dans l’angle de la rue :-         
« Excusez-moi
de vous déranger, Monsieur, mais est-ce que vous per-cevez l’appel d’un …… qui ……. ?-         
Je distingue
particulièrement le ronflement des voitures, et qu’est-ce qu’il fait chaud !
Vous ne trouvez pas ! Dévia-t-il, d’un air enjoué. »Par moments, le son oscillait à différents niveaux,
par conséquent, sa perception aurait pu être neutralisée ou amoindrie, si l’on
n’avait pas apprêté une écoute particulièrement attentive. Ce qui, à mon avis,
était totalement le cas de cet individu. Avec plus de conviction, j’insistai
pour qu’il accommode davantage son audition, à ces ……………….. de………….-         
« Vous en
êtes sûre ! Écoutez bien, là ! Maintenant ! Il hurle ! Il
hurle ! M’exaltai-je, en réceptionnant distinctement le …….. Ne me
dites pas que vous ne l’auditionnez pas. À moins d’être sourd, c’est impossible
de ne pas l’entendre ! »Cet homme recula de deux pas et fronça les sourcils.
Sans m’en rendre compte, je l’avais offusqué.-         
 « Mais non, Mademoiselle, je vous l’ai
dit, il n’y a que vos hurlements qui me heurtent les tympans, je ne vais pas
mentir pour vous faire plaisir ! S’emporta-t-il, d’un ton agressif. Et
puis, il n’y a aucun ……. à des kilomètres aux alentours, vous le voyez bien
non ! Vous avez un problème pour m’agresser de la sorte, vous devriez
consulter un médecin, vous avez sûrement été victime d’une insolation, à vous
exposer sous une canicule aussi foudroyante et c’est malsain de respirer l’air
pollué de la ville ! Rentrez chez vous ! C’est ce que vous pourriez
faire de mieux, pour la sécurité d’autrui et la vôtre. »Il s’éloigna en remuant la tête d’indignation, comme
s’il venait de croiser une déséquilibrée. Cette réflexion que je fis un jour à
Shirley me revenait directement à l’oreille, une fois de plus. « Décidément,
la mise en garde de maman est toujours d’actualité, reconnus-je, le visage rembruni
de consternation. » La preuve qu’il ne fallait jamais critiquer les autres
injustement, avec des propos que l’on n’aurait nullement souhaité entendre, se
dressa incontestablement devant mon égo. Subitement, je remarquai les regards
tragiques et critiques des badauds qui s’étaient certainement arrêtés à la vue
de notre altercation et à l’écoute de notre conversation tonitruante. Je me
sentis un peu confuse et mal à l’aise. « J’ai rêvé ou halluciné ?
Songeai-je. Oh non, je ne suis pas en train de tomber, dans une sorte
d’hallucination phonique. Il s’agit sûrement d’un canular ! Je finirai
par connaître son auteur ! » Je repris mon chemin et brusquement, les ….. parvinrent une nouvelle fois à mon ouïe. Par contre, à présent, ils s’éloignaient
au fur et à mesure que j’avançais. « Ce n’est pas possible ! À moins
d’admettre que je souffre d’hallucination phonique et que je dois contacter à
nouveau ce prodigieux psychiatre du CHU du Moufia, je n’irais nulle part, tant
que je n’aurais pas trouvé des explications à ces pleurs insistantes,
pensai-je, avec conviction. » Je fis demi-tour et j’attendis là où le ….. du ……. semblait plus élevé. Au moment où les voitures et les passants de la
rue se dispersèrent, je questionnai à nouveau une dame qui sortait du magasin,
devant lequel je me tenais. Sa réponse se révélait négative. À la minute où ma
patience s’était amenuisée et mon irritabilité avait atteint son sommet, la
fatigue se fit ressentir et l’espoir de résoudre ce mystère s’éteignit, comme
un feu consumé de bois de tamarin, dans l’âtre d’une demeure ancestrale montagnarde
créole. Je finis par conclure que j’étais la seule à entendre ce …….. et qu’il
faudrait me résoudre à reconsidérer mon état psychique, si je n’aboutissais à
aucune preuve d’une plaisanterie d’un tiers. Je m’apprêtais à abandonner
définitivement ma recherche, lorsque juste à la fermeture des boutiques, mon
attention porta sur une boîte carrée d’environ huit centimètres d’arêtes. Elle
se trouvait par terre, contre le mur
du commerce, devant lequel j’étais postée, depuis des heures. Je me penchai
pour la ramasser et me relevai, d’un air intrigué. Prise d’excitation et de
peur, je soulevai l’opercule, avec délicatesse et prudence.  -         
« OMD !
M’exclamai-je, les yeux ouverts à la fois d’émerveillement et de frayeur,
qu’est-ce que c’est que cette chose ? »Une étrange luminescence verte irradiante s’était
simultanément extirpée de cette boîte. Paniquée par sa contenance, je la
refermai délicatement, le visage marqué d’effroi. M’assurant que personne ne
m’avait entendu et vu, je me tapis dans un coin de mur, pour admirer prudemment
ce que je venais de dégoter. Quand j’ouvris à nouveau le carton, la lumière
avait diminué en intensité. J’y aperçus une petite sphère qui affichait une
ouverture, d’où provenait l’intense clarté verdoyante. Poussée par ma
curiosité, je la sortis. Instantanément, la lumière disparut sous mes pupilles
dilatées de stupéfaction. Un tout petit …. rondouillet, cristallin et d’un
vert tendre d’une pelouse fraîchement tondue gigotait et hurlait, dans ce tout
petit lit d’infortune. J’étais à la fois profondément fascinée et apeurée.
Cette chose d’apparence ………, mais d’une transparence telle que l’on voyait
ses minuscules……………………………………..,
éveilla ma curiosité. Avec précaution, je remuai doucement la sphère de verre,
pour l’observer sous tous ses angles. Sa physiologie interne m’apparut semblable
………. Il m’était impossible de contrôler son appartenance sexuelle, sans
devoir le poser, dans une de mes paumes de mains et par crainte de lui blesser
ou de transpercer son anatomie dépourvue de ……., sa petitesse me freina.
Malgré ma grande culture générale, notamment en matière d’évolution du genre ……, je ne pus classer cette espèce, dans une catégorie d’……… « Et
s’il s’agissait d’une mutation inconnue de ………, conséquente au
bouleversement climatique et à la pollution ! Après tout, le monde cache
encore plein de mystères. » Un peu paniquée, je la remis dans sa boîte que
je refermai illico, pour la mettre à l’abri de la vigilance des derniers
passants qui finissaient leur journée de travail. À mon insu, un petit garçon
de type métissé, Africain/Hindou, en compagnie de son chien, nous observait,
minutieusement, les prunelles pétillant d’émerveillement, à quelques mètres de
ma droite. À ma gauche, à une distance plus éloignée, un homme épiait aussi et
discrètement mes gestes d’un air neutre, mais sans hostilité appa-rente et sans
m’en apercevoir aussi. Je pris mon GSM*, afin d’envoyer un SMS à Swann et lui
relater ma découverte. Or, le message ne lui parvint pas. Il sem-blait avoir
changé de mobile ou de carte Sim. Guidée par mon instinct, je réa-lisai qu’il
était temps de rentrer chez moi. Je rebroussai le chemin, à pas de géants, en
direction de ma voiture. Elle était garée sur une place de parking à côté de la
poste. Véhiculée par une programmation de conduite automatique, je gagnai mon appartement
situé, sans tenir compte des embouteillages, à vingt minutes de route du
centre-ville, l’attention fixée constamment sur cette chose.

À peine arrivée, je surpassai mes craintes et la sortis délicatement de
son logis, en glissant mon index sous son ventre et mon pouce sur son dos. La
luminosité verdoyante du départ semblait avoir définitivement disparu. À mon
grand étonnement, je sentis sous mes doigts, la souplesse et la résistance
d….., pourtant inexistante. « Bien, je ne l’ai pas transpercée,
c’est déjà une bonne chose, examinai-je, d’un ton solitaire. Voyons ce que
nous cache l’autre face, ajoutai-je, en la retournant avec précaution. »
De prime abord, elle semblait posséder des ……….s. La micro
dimension de cette partie de son anatomie souleva mes doutes et sollicita ma
patience d’obtenir une réponse précise, à une échéance ultérieure. Elle
pleurait à chaudes larmes. Ses éclats de voix étaient insoutenables, au point
d’en réveiller tout un quartier. Pourtant, personne ne s’en plaignait. Par un
foudroyant coup de foudre, une fusion s’opéra entre cette chose et moi. Et par
un simple échange de regards, elle cessa ses pleurs. Étonnamment, je ressentis
sur l’instant, sa volonté de communiquer et telle une petite pensée qui souffle
à sa propre conscience, cette chose me revendiqua de l’alimenter.



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chrissou29:

EXTRAITS DE : La Voie De L’ultime Espoir Tome I : Étrange Découverte 

Chap. IX

Étrange Découverte.

Après le départ de ma mère, chaque jour de ma vie, jeme motivais et j’avançais à tâtons, comme on effleure du bout de ses pieds, la traversée d’un terrain miné, afin d’éviter toute nouvelle rencontre insolite. Avec mes énigmes non élucidées de situations incohérentes et démesurées, j’essayais assidûment d’oublier tous les moments désagréables et déstabilisants de mon existence, en continuant à vivre et à résister, en trois mots, à me battre. Le bilan psychiatrique de l’éminent docteur GRONDIN ne démontra aucune anomalie mentale. Évidemment, je m’étais abstenue de lui parler de mes visions et de mon vécu, d’un ordre irrationnel du côté des cartésiens, mais extraordinaire, dans le camp des mystiques et des occultistes. Son diagnostic aurait été de l’ordre d’une schizophrénie paranoïde très prononcée, voire dangereuse pour l’ordre public et pour moi. Je risquais, sans aucun doute, un internement psychiatrique à long terme. Sachant que de grands spécialistes du monde entier avaient rédigé des œuvres et des essais, sur ces différents thèmes, je souhaitais vivement lever le voile sur ces mystères, indépendamment de toutes influences directes d’un tiers qui, d’autant plus, ne partagerait peut-être pas l’avis de ses confrères. Malheureusement, mes priorités d’étudiante et mon budget mirent fin à mon désir. Au sommet de mes dix-sept ans, je m’épanouissais librement, chaque jour, au seuil du monde des adultes. Mes transformations pubertaires se stabilisèrent. Je mesurais 1m72 pour 52 kg, avec des mensurations de mannequins. Je conservais ma coupe de cheveux d’adolescente, laquelle mettait en évidence les tons dégradés de mes mèches. Cette panoplie de couleurs allait du châtain foncé, au châtain clair et était assortie à l’iris de mes pupilles noisette claire, ainsi qu’à mes taches de rousseur. Tous ces attraits constituaient, irrémédiablement, des atouts de mon succès relationnel et affectif.  

Pour mettre un peu plus de beurre dans mes épinards, en novembre de ma première année de faculté de droit, je travaillais occasionnellement le samedi soir « Chez Antoine », un fast-food bio du centre-ville, pour le service du midi. Ce restaurant était l’un des plus côtés de la ville, pour ses repas et son ambiance à la fois intime et familiale. Les tenues féminines se composaient d’un petit tailleur vert canard à col orangé, d’une toque de la même teinte et semblable à celle d’une hôtesse de l’air, sur laquelle était tissée, en fil de soie verte, l’enseigne du propriétaire, d’une paire d’escarpins dotés de talons de 6 cm et de deux tabliers distincts, pour passer de la salle à la cuisine, dans nos roulements de service. Ceux des hommes se différenciaient surtout au niveau du pantalon et des chaussures. Mon salaire était convenable, principalement les soirs de fête où les pourboires s’avéraient généreux. Mais parfois, pour que mes dépenses extra universitaires correspondissent à mon budget, j’œuvrais dans le service à la personne, occasionnellement, auprès des enfants de tout âge, grâce à quelques matériels de puériculture, avec lesquels mes parents m’accueillirent à ma naissance. J’avais un nombre restreint de collègues, avec qui je sortais certains soirs, dans des endroits chics et à la mode. Pendant un an, je vivais pleinement ma jeunesse et j’étais très épanouie, à tel point que j’oubliais les hostilités que j’avais dû affronter ces dernières années. Je réussis, avec une mention satisfaisante, ma première année de faculté et j’amorçai la deuxième, avec autant de succès, après un splendide séjour à Madagascar, en fin d’année universitaire.

Au mois d’avril 2234, en quittant le restaurant un samedi en fin d’après-midi, je me dirigeai à pied vers le centre-ville, au niveau de la rue du Maréchal Leclerc, pour rejoindre mes collègues, dans un café littéraire qui, le soir, se transformait en soirée karaoké. L’hiver s’achevait à peine qu’il fît déjà une chaleur torride. Je marchai sans précipitation, lorsque, au croisement de la rue de Juliette Dodue, j’entendis …………………………………, parmi les vacarmes infernaux de la ville. Ce……… m’interpellait et me touchait au plus profond de mon être. Il me semblait qu’il était tout proche, mais en scrutant dans mon environnement et vers tous mes horizons, je n’aperçus aucun ……….. susceptible de ……….. incessamment, avec ce son de ………. Une famille de touristes se rapprochait. Intriguée, je les questionnais à ce sujet :

-          « Excusez-moi de vous déranger…

-          Was haben Sie gesagt ? Demanda le père de famille. Ich verstehe nicht das Franszösische. (Qu’est-ce que vous avez dit ? Je ne comprends pas le français.

-          Ok, Ihr seid deutsch. Entschuldigen es Ihnen Herrn zu stören, aber hö-ren Sie dieses …….., das ……….° ? (Ok, vous êtes allemand. Excusez-moi de vous déranger, Monsieur, mais est-ce que vous entendez ……….. qui hurle ?)

-          Ein …………………..° ? Nicht, höre ich nichts°, répondit le père. Ingrid gibt es kein ……, das weint°. (………………………………………………. ? Non, je n’entends rien. Ingrid, il n’y a pas de bébé qui pleure.)

-          Nein, soutint sa femme. Und die Kinder Ihnen, hören Sie einige Sachen° ? (Non. Et vous les enfants, entendez-vous quelques choses ?)

-          Nicht Mama, hören wir nichts und sehen nichts°. (Non, maman, nous n’entendons rien et ne voyons rien.)

-          Tief betrübt, meine kleine Ramme, können wir nicht Ihnen helfen°, con-clut le père. (Désolés, ma petite dame, nous ne pouvons pas vous aider.)

-          Keine sorge, das ist nicht ernst und gut Aufenthalt auf der Insel°, auf Wiedersehen, gratifiai-je, les yeux allumés de bienveillance. (Rassurez-vous, ce n’est pas grave et bon séjour dans l’île, au plaisir de vous revoir.)

-          Danke, unendlich, Fräulein, auf Wiedersehen und wir werden Ihnen ger-ne beim nächsten Mal zu informieren°, salua la petite famille, le sourire aux lèvres. (Merci, infiniment, au revoir et nous serons heureux de vous renseigner une prochaine fois.) »

« Pas de bol ! Pensai-je, en les regardant s’éloigner, avec le sourire. Qui se-ront les prochains. » Soudain, j’aperçus un passant qui revenait de la poste, si-tuée dans l’angle de la rue :

-          « Excusez-moi de vous déranger, Monsieur, mais est-ce que vous per-cevez l’appel d’un …… qui ……. ?

-          Je distingue particulièrement le ronflement des voitures, et qu’est-ce qu’il fait chaud ! Vous ne trouvez pas ! Dévia-t-il, d’un air enjoué. »

Par moments, le son oscillait à différents niveaux, par conséquent, sa perception aurait pu être neutralisée ou amoindrie, si l’on n’avait pas apprêté une écoute particulièrement attentive. Ce qui, à mon avis, était totalement le cas de cet individu. Avec plus de conviction, j’insistai pour qu’il accommode davantage son audition, à ces ……………….. de………….

-          « Vous en êtes sûre ! Écoutez bien, là ! Maintenant ! Il hurle ! Il hurle ! M’exaltai-je, en réceptionnant distinctement le …….. Ne me dites pas que vous ne l’auditionnez pas. À moins d’être sourd, c’est impossible de ne pas l’entendre ! »

Cet homme recula de deux pas et fronça les sourcils. Sans m’en rendre compte, je l’avais offusqué.

-          « Mais non, Mademoiselle, je vous l’ai dit, il n’y a que vos hurlements qui me heurtent les tympans, je ne vais pas mentir pour vous faire plaisir ! S’emporta-t-il, d’un ton agressif. Et puis, il n’y a aucun ……. à des kilomètres aux alentours, vous le voyez bien non ! Vous avez un problème pour m’agresser de la sorte, vous devriez consulter un médecin, vous avez sûrement été victime d’une insolation, à vous exposer sous une canicule aussi foudroyante et c’est malsain de respirer l’air pollué de la ville ! Rentrez chez vous ! C’est ce que vous pourriez faire de mieux, pour la sécurité d’autrui et la vôtre. »

Il s’éloigna en remuant la tête d’indignation, comme s’il venait de croiser une déséquilibrée. Cette réflexion que je fis un jour à Shirley me revenait directement à l’oreille, une fois de plus. « Décidément, la mise en garde de maman est toujours d’actualité, reconnus-je, le visage rembruni de consternation. » La preuve qu’il ne fallait jamais critiquer les autres injustement, avec des propos que l’on n’aurait nullement souhaité entendre, se dressa incontestablement devant mon égo. Subitement, je remarquai les regards tragiques et critiques des badauds qui s’étaient certainement arrêtés à la vue de notre altercation et à l’écoute de notre conversation tonitruante. Je me sentis un peu confuse et mal à l’aise. « J’ai rêvé ou halluciné ? Songeai-je. Oh non, je ne suis pas en train de tomber, dans une sorte d’hallucination phonique. Il s’agit sûrement d’un canular ! Je finirai par connaître son auteur ! » Je repris mon chemin et brusquement, les ….. parvinrent une nouvelle fois à mon ouïe. Par contre, à présent, ils s’éloignaient au fur et à mesure que j’avançais. « Ce n’est pas possible ! À moins d’admettre que je souffre d’hallucination phonique et que je dois contacter à nouveau ce prodigieux psychiatre du CHU du Moufia, je n’irais nulle part, tant que je n’aurais pas trouvé des explications à ces pleurs insistantes, pensai-je, avec conviction. » Je fis demi-tour et j’attendis là où le ….. du ……. semblait plus élevé. Au moment où les voitures et les passants de la rue se dispersèrent, je questionnai à nouveau une dame qui sortait du magasin, devant lequel je me tenais. Sa réponse se révélait négative. À la minute où ma patience s’était amenuisée et mon irritabilité avait atteint son sommet, la fatigue se fit ressentir et l’espoir de résoudre ce mystère s’éteignit, comme un feu consumé de bois de tamarin, dans l’âtre d’une demeure ancestrale montagnarde créole. Je finis par conclure que j’étais la seule à entendre ce …….. et qu’il faudrait me résoudre à reconsidérer mon état psychique, si je n’aboutissais à aucune preuve d’une plaisanterie d’un tiers. Je m’apprêtais à abandonner définitivement ma recherche, lorsque juste à la fermeture des boutiques, mon attention porta sur une boîte carrée d’environ huit centimètres d’arêtes. Elle se trouvait par terre, contre le mur du commerce, devant lequel j’étais postée, depuis des heures. Je me penchai pour la ramasser et me relevai, d’un air intrigué. Prise d’excitation et de peur, je soulevai l’opercule, avec délicatesse et prudence.  

-          « OMD ! M’exclamai-je, les yeux ouverts à la fois d’émerveillement et de frayeur, qu’est-ce que c’est que cette chose ? »

Une étrange luminescence verte irradiante s’était simultanément extirpée de cette boîte. Paniquée par sa contenance, je la refermai délicatement, le visage marqué d’effroi. M’assurant que personne ne m’avait entendu et vu, je me tapis dans un coin de mur, pour admirer prudemment ce que je venais de dégoter. Quand j’ouvris à nouveau le carton, la lumière avait diminué en intensité. J’y aperçus une petite sphère qui affichait une ouverture, d’où provenait l’intense clarté verdoyante. Poussée par ma curiosité, je la sortis. Instantanément, la lumière disparut sous mes pupilles dilatées de stupéfaction. Un tout petit …. rondouillet, cristallin et d’un vert tendre d’une pelouse fraîchement tondue gigotait et hurlait, dans ce tout petit lit d’infortune. J’étais à la fois profondément fascinée et apeurée. Cette chose d’apparence ………, mais d’une transparence telle que l’on voyait ses minuscules…………………………………….., éveilla ma curiosité. Avec précaution, je remuai doucement la sphère de verre, pour l’observer sous tous ses angles. Sa physiologie interne m’apparut semblable ………. Il m’était impossible de contrôler son appartenance sexuelle, sans devoir le poser, dans une de mes paumes de mains et par crainte de lui blesser ou de transpercer son anatomie dépourvue de ……., sa petitesse me freina. Malgré ma grande culture générale, notamment en matière d’évolution du genre ……, je ne pus classer cette espèce, dans une catégorie d’……… « Et s’il s’agissait d’une mutation inconnue de ………, conséquente au bouleversement climatique et à la pollution ! Après tout, le monde cache encore plein de mystères. » Un peu paniquée, je la remis dans sa boîte que je refermai illico, pour la mettre à l’abri de la vigilance des derniers passants qui finissaient leur journée de travail. À mon insu, un petit garçon de type métissé, Africain/Hindou, en compagnie de son chien, nous observait, minutieusement, les prunelles pétillant d’émerveillement, à quelques mètres de ma droite. À ma gauche, à une distance plus éloignée, un homme épiait aussi et discrètement mes gestes d’un air neutre, mais sans hostilité appa-rente et sans m’en apercevoir aussi. Je pris mon GSM*, afin d’envoyer un SMS à Swann et lui relater ma découverte. Or, le message ne lui parvint pas. Il sem-blait avoir changé de mobile ou de carte Sim. Guidée par mon instinct, je réa-lisai qu’il était temps de rentrer chez moi. Je rebroussai le chemin, à pas de géants, en direction de ma voiture. Elle était garée sur une place de parking à côté de la poste. Véhiculée par une programmation de conduite automatique, je gagnai mon appartement situé, sans tenir compte des embouteillages, à vingt minutes de route du centre-ville, l’attention fixée constamment sur cette chose.

À peine arrivée, je surpassai mes craintes et la sortis délicatement de son logis, en glissant mon index sous son ventre et mon pouce sur son dos. La luminosité verdoyante du départ semblait avoir définitivement disparu. À mon grand étonnement, je sentis sous mes doigts, la souplesse et la résistance d….., pourtant inexistante. « Bien, je ne l’ai pas transpercée, c’est déjà une bonne chose, examinai-je, d’un ton solitaire. Voyons ce que nous cache l’autre face, ajoutai-je, en la retournant avec précaution. » De prime abord, elle semblait posséder des ……….s. La micro dimension de cette partie de son anatomie souleva mes doutes et sollicita ma patience d’obtenir une réponse précise, à une échéance ultérieure. Elle pleurait à chaudes larmes. Ses éclats de voix étaient insoutenables, au point d’en réveiller tout un quartier. Pourtant, personne ne s’en plaignait. Par un foudroyant coup de foudre, une fusion s’opéra entre cette chose et moi. Et par un simple échange de regards, elle cessa ses pleurs. Étonnamment, je ressentis sur l’instant, sa volonté de communiquer et telle une petite pensée qui souffle à sa propre conscience, cette chose me revendiqua de l’alimenter. �cP��Y�O�