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A Vos Rêves

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23 Septembre 2015, 08:36am

Publié par Chris SAVIGNAN

LA VOIE DE L'ULTIME ESPOIR TI : Etrange Découvert...

12 Septembre 2015, 20:12pm

Publié par Chris SAVIGNAN

Photo : chrissou29: Copyright France. Extraits de...

12 Septembre 2015, 18:33pm

Publié par Chris SAVIGNAN

Photo : “Lire une page d'un livre utile par jour...

4 Septembre 2015, 15:23pm

Publié par Chris SAVIGNAN

“Lire une page d'un livre utile par jour n'est pas seulement une grande médecine de l'esprit, mais aussi un puissant antidote à l'ignorance et la médiocrité” .Ernest Agyemang Yeboah

4 Septembre 2015, 15:23pm

Publié par chrissou29

“Lire une page d'un livre utile par jour n'est pas seulement une grande médecine de l'esprit, mais aussi un puissant antidote à l'ignorance et la médiocrité” .Ernest Agyemang Yeboah

“Lire une page d'un livre utile par jour n'est pas seulement une grande médecine de l'esprit, mais aussi un puissant antidote à l'ignorance et la médiocrité” .
Ernest Agyemang Yeboah

Photo : Nourrir son corps pour vivre est...

4 Septembre 2015, 15:21pm

Publié par Chris SAVIGNAN

Nourrir son corps pour vivre est essentiel, mais nourrir son âme et sa conscience est vital et trop souvent négligé. La lecture y remédie selon ses choix et goûts personnels dont votre âme et votre conscience peuvent en être le reflet, à votre insu. Eviter de les négliger c'est faire preuve d'empathie envers soi-même. De Chris Savignan Auteure

4 Septembre 2015, 15:21pm

Publié par chrissou29



Nourrir son corps pour vivre est essentiel, mais nourrir son âme et sa conscience est vital et trop souvent négligé. La lecture y remédie selon ses choix et goûts personnels dont votre âme et votre conscience peuvent en être le reflet, à votre insu. Eviter de les négliger c'est faire preuve d'empathie envers soi-même. De Chris Savignan Auteure

Nourrir son corps pour vivre est essentiel, mais nourrir son âme et sa conscience est vital et trop souvent négligé. La lecture y remédie selon ses choix et goûts personnels dont votre âme et votre conscience peuvent en être le reflet, à votre insu. Eviter de les négliger c'est faire preuve d'empathie envers soi-même. De Chris Savignan Auteure

LES ANIMAUX SONT NOS AMISLes animaux sont nos amis, certes que oui, mais cela n’exclut en rien les protocoles d’approche, dont la prudence avec les bêtes sauvages et domestiques. Dans la chaîne alimentaire de certains animaux sauvages, nous y sommes. Chris Savignan Auteure Ce principe est rappelé dans mes œuvres dont voici un extrait du tome 1 de La Voie De L’ultime Espoir : Étrange Découverte. De Savignan Chris Auteure. Copyright. Contexte historique XXXIIIe siècleChap. XXIXManou La Mystérieuse.Une fois à bord, nous voguâmes vers le grand large, le cap en direction du paquebot de croisière. Le chalutier Palace était un de ces bateaux mythes qui fleurent bon le teck. Entièrement rénové, un doux parfum boisé exotique s’était substitué à son odeur saumurée qui était un signe distinctif des années de pêches vigoureuses. Ses flancs épais à vertèbres de tamarin étaient recouverts d’une peinture bleue outre-mer et offraient une robustesse sécurisante à l’ensemble du vaisseau. Avec une vitesse de 10 nœuds, il avançait avec diligence et affrontait, majestueusement, les lames de fond, en s’élevant gracieusement, telle une mouette qui s’élève vers les cieux, avant de rebondir, lestement, sur les flots moutonneux de la grande bleue. Au milieu du pont se dressaient deux roufs à claire voie rectangulaire qui abritaient la salle des commandes pour l’un et une cabine de couchage pour l’autre. Au-dessus des roufs se dressait un mât qui supportait quatre magnifiques drapeaux, flottant à l’unisson, celui de l’Europe, de la France, de la Réunion et de la Bretagne. Dans l’antre de la timonerie, je discutais avec le capitaine PALACE, pour fuir mes pensées destructrices, liées à ma séparation, à l’heure où Katel, non pas Sami, se promenait sur le pont faiblement éclairé. Cet homme d’une soixantaine d’années et d’une forte corpulence centrée sur le ventre portait des rides, d’une existence rude et marquée par des souvenirs de guerre sanglante. Derrière son apparence rustre se cachait un être sensible et expressif, dont les manies, les iris bleu cendré, la barbe et la moustache blanche de sagesse trahissaient. Sous son caban bleu nuit, il était vêtu d’un chandail uni marron et d’un pantalon de marin noir. Sa casquette d’officier de Marine dissimulait, en partie, sa chevelure grisonnante et soyeuse qui retombait sur sa nuque, brûlée par le soleil.-  « Dites-moi, mon Capitaine, pourriez-vous m’estimer le temps que mettra le GLOBE TROTTEUR pour arriver à Brest ? Me renseignai-je, d’un ton convivial.-  À l’allure d’un paquebot de croisière qui prend le temps de vivre, en fonction de son programme de destinations, annonça-t-il, avec nonchalance. -  Pourriez-vous être un peu plus précis ? Voulus-je, d’une intonation affable.-  Pour être un peu plus précis, il faut compter aux minimums trois mois, chiffra-t-il, d’une voix caverneuse.-  Trois mois ! M’exclamai-je, d’un air sidéré, tout en doutant de son estimation. Mais qu’allons-nous pouvoir bien faire durant trois mois ?-  Voyez-vous donc, ce n’est rien du tout, trois mois, ma p’tite dame, rien, comparer aux temps qu’ont mis les ingénieurs de l’espace, pour achever leur dernière station orbitale climatologique qui sauvera la planète. Si j’ai bien compris, c’est votre vie et celle de votre fils qui sont en jeu aujourd’hui, alors, s’il vous plaît, sauvegardez-la, en profitant du confort du voyage. Savourez l’intégralité de ce qui se présente, dans votre vie et sur votre chemin, dites-vous que ce sont des vacances, conseilla-t-il, d’un ton dynamique. Vous êtes jeune, vous êtes jolie, profitez de ces atouts, pour vous distraire ! Cela vous aidera à tourner une page sur le passé.-  Vous avez certainement raison, Monsieur le Capitaine, je vais utiliser mes atouts existentiels et physiques, et cesser d’appréhender l’avenir. »Les paroles de ce vieil homme me rappelèrent ceux de Manou. C’était à croire que, malgré la distance, elle agissait toujours, sur tout ce qui m’entourait, pour guider mes pensées et orienter mes choix. De la position où se trouvait Katel, le clair de lune nous permettait d’observer tous ses gestes, à travers l’immense claire-voie de direction. Il faisait doux et il s’attardait sur le pont, pour observer la mer, une couette sur ses épaules. Soudain, il la jeta à tribord et remua des babines, en levant son bras droit vers le ciel. Puis, il se mit à gigoter dans tous les sens, comme si qu’il s’amusait avec quelqu’un. Le capitaine s’en aperçut. Sa majestueuse moustache et son imposante barbe s’étirèrent de part et d’autre de ses oreilles prédominantes, cachant ainsi le large sourire qui errait sur ses lèvres.-  « Ce sont des idées qui se recoupent, un comédien peut avoir une âme de poète et un poète un esprit d’acteur, précisa René PALACE. C’est ce que l’on appelle avoir la fibre d’artiste. Après, chacun adhère à l’école qui correspond le plus à sa personnalité.-  Là, vous montez intégralement dans mon estime, Monsieur le Capitaine. Aussi, je vous avoue que cela vaut une place dans mon cœur, observai-je, le regard rutilant de satisfaction.-  Bien ! À présent, je vais pouvoir m’octroyer une petite sieste méritée d’un quart d’heure, dévia-t-il, d’un air embarrassé. La mer est calme, le radar de contrôle n’indique aucun obstacle, vers une surface de dix kilomètres de circonférence, donc, le bateau s’en sortira en pilotage automatique. -  Alors, bonne sieste, Monsieur le Capitaine !-  Merci, ma p’tite dame, je vous laisse, vous êtes la seule maîtresse à bord, pendant mon assoupissement, prôna fièrement le capitaine PALACE, en s’éloignant. Moussaillon ! Ouvrez l’œil et surtout, avertissez-moi de tout imprévu ! -  Ordonna-t-il, d’un ton théâtral.-  À vos ordres mon capitaine, mimai-je, tel un vrai matelot. »Il alla se reposer et moi, je rejoignis mon bambin sur le pont. Une immonde puanteur infecte me rappela celle de Justin, dans mon duplex. Avant de répudier toute justification de mon p’tit loup, cette odeur éveilla également mon souvenir des conseils de Manou, sur la confiance à accorder aux propos de mon fils.  -  « Que fais-tu seul sur ce pont mon cœur ? Demandai-je, en pressentant sa réponse.-  J’expliquais à Justin les mystères de nos constellations et à cet instant précis, je lui situais l’emplacement de “la Grande Ourseˮ et de “la Petite Ourseˮ, indiqua-t-il, l’attention braquée vers le ciel.-  Justin ! J’étais certaine qu’il s’agissait de lui, si je l’avais parié, je l’aurais gagné, avouai-je, d’un ton jovial. Et il ne veut toujours pas se montrer !-  Ce n’est plus qu’une question de temps et de prudence, qu’il me charge de te dire, annonça-t-il, d’une gaieté communicative, sur les rives de sa bou-che.-  Il te charge ! Comment ça, il te charge ! Tombai-je de la lune. Serait-il encore ici ?-  Oui, mam, il se tient juste à côté de toi, à ta droite, précisa Katel, d’un air et d’un ton malicieux. »Je lançai un regard sur ma droite, mais je ne perçus rien. Je continuai mon inspection, en faisant un tour sur moi-même.-  « Où est-il ? Je ne ressens la présence de personnes ! Remarquai-je, dans l’élan de ma pirouette.-  Il t’est impossible de le percevoir ni de le voir sans son accord, rappela mon chérubin, d’une voix enjouée. Et je ne crois pas que ce soit l’endroit et le moment où il se manifestera.-  Eh bien tant pis ! Lorsqu’il sera décidé, il me fera signe, je compte sur lui, conclus-je, sans grande conviction, d’une quelconque présence. »Soudain, une trombe d’eau s’abattit sur nos têtes.-  « Oh ! M’écriai-je, d’un air surpris et en me rapprochant du bord du chalutier. »Une baleine à bosse avait surgi à la surface de l’océan, à notre insu, et par un magistral mouvement de sa nageoire caudale, avait soulevé des mètres cubes d’eau, lesquels inondèrent le bâbord du chalutier où nous nous tenions. Puis, elle accosta celui-ci et nous fixa de ses pupilles rondes et mystérieuses. Trempée de la tête aux pieds et frigorifiée par la fraîche température de l’eau, j’essuyai mes yeux, afin d’observer ce mammifère.-  « Oh la vilaine ! Maugréai-je, d’un ton surpris et les prunelles ouvertes de stupéfaction.-  Elle n’est pas vilaine, mam, elle nous salut à sa façon, rectifia aussitôt mon fiston, sa vigilance pointée sur le mammifère. C’est notre belle amie, Écume de l’Espérance, me dit Justin, elle est venue nous présenter ses révérences.-  Écume de l’Espérance ! Dis-moi, mon cœur, de quoi ou de qui parles-tu ? Questionnai-je, la conscience déconcentrée, par l’incommodité de mes vêtements mouillés.-  De la baleine, mam, c’est son magnifique prénom, informa-t-il, c’est elle qui a permis à Ti’zan, de se rendre en Bretagne.-  Bien ! Je vais m’asseoir à côté de toi et tu vas m’éclaircir toute cette histoire. »Mon chérubin me fit une petite place près de lui et me conta les aventures de Ti’zan, Grandiab* et la jubarte. Je fus émerveillée par son récit, mais également par ses talents de conteur. Écume de l’Espérance poussait de petits grognements, d’un son à multiple variation, comme pour confirmer les propos de celui-ci.-  « C’est un conte extraordinaire et fabuleux ! M’émerveillai-je, le visage empreint d’éblouissement. Il me tarde vraiment de rencontrer celui qui te l’a raconté, observai-je, en me levant. Et c’est vraiment regrettant pour la nature que les animaux sauvages aient ce comportement aussi familiarisé. Ils se mettent en danger, de trop faire confiance à l’homme.-  Elle le sait, mam, elle a appris à reconnaître les Barbares, depuis l’histoire des massacres de leur banc et de la cruauté, contre tous les autres animaux. Et le comble de l’être humain, à l’exception d’une minorité, a été et sera regrettablement, de toujours braver les interdits et de défier tout protocole et chartre d’approche et de sécurité, de tout animal sauvage. L’argent, la faim et la méchanceté gratuite justifient les moyens, depuis des siècles. Je crains même que les luttes acharnées contre ces comportements criminels ne puissent toujours avoir de bonnes raisons d’exister et d’agir, surtout à notre époque, vu que l’on a laissé l’évolution du genre humain se détériorer davantage et les corrompus avoir gain de cause. Mais les péripéties de Ti’zan sont des histoires qui se sont réellement déroulées, tu sais. D’ailleurs deux des acteurs principaux sont là, insista-t-il, en fixant Justin qui lui faisait non, par un mouvement de la tête. Malheureusement, je crains que celui-ci ne soit toujours pas près, pour se dévoiler à quelqu’un d’autre que moi. -  Qu’à cela ne tienne ! Fidèle à ce que je t’ai dit, tout à l’heure, je prendrais mon mal en patience ! Justin décidera de lui-même, lorsqu’il souhaitera tranquillement pointer son bout de nez ! Amuse-toi bien mon chaton, mais ne tarde pas à te couvrir et pense à t’assoupir, avant le lever du soleil ! Néanmoins, sache que la douceur comme la violence n’a pas eu gain de cause, dans la lutte contre la violence, envers les animaux, pas plus que dans celle envers les humains. Cependant, l’abandon n’en a jamais eu non plus, et cela, il faut le perpétuer et résister, coûte que coûte, à toute épreuve décourageante, jusqu’à la victoire de l’amour de notre biodiversité, dans notre écosystème. Les petits triomphes dispersés, durant les deux siècles derniers, sont nos étincelles d’espoir.-  Oui, mam ! Consentit-il, d’un ton empreint de sagesse. »Sur ces mots, je gagnai la cabine pour me changer et me reposer. À peine eus-je le dos tourné que Socrate débarqua du fin fond de l’obscurité. RHcm9{BQOMJ

4 Septembre 2015, 10:13am

Publié par chrissou29

LES ANIMAUX SONT NOS AMISLes animaux sont
nos amis, certes que oui, mais cela n’exclut en rien les protocoles d’approche,
dont la prudence avec les bêtes sauvages et domestiques. Dans la chaîne
alimentaire de certains animaux sauvages, nous y sommes. Chris Savignan Auteure
Ce principe est rappelé dans mes œuvres dont voici un extrait du tome 1 de
La Voie De L’ultime Espoir : Étrange Découverte. De Savignan Chris
Auteure. Copyright. Contexte
historique XXXIIIe siècleChap. XXIXManou La
Mystérieuse.Une fois à bord,
nous voguâmes vers le grand large, le cap en direction du paquebot de
croisière. Le chalutier Palace était un de ces bateaux mythes qui fleurent bon
le teck. Entièrement rénové, un doux parfum boisé exotique s’était substitué à
son odeur saumurée qui était un signe distinctif des années de pêches
vigoureuses. Ses flancs épais à vertèbres de tamarin étaient recouverts d’une
peinture bleue outre-mer et offraient une robustesse sécurisante à l’ensemble
du vaisseau. Avec une vitesse de 10 nœuds, il avançait avec diligence et
affrontait, majestueusement, les lames de fond, en s’élevant gracieusement,
telle une mouette qui s’élève vers les cieux, avant de rebondir, lestement, sur
les flots moutonneux de la grande bleue. Au milieu du pont se dressaient deux
roufs à claire voie rectangulaire qui abritaient la salle des commandes pour
l’un et une cabine de couchage pour l’autre. Au-dessus des roufs se dressait un
mât qui supportait quatre magnifiques drapeaux, flottant à l’unisson, celui de
l’Europe, de la France, de la Réunion et de la Bretagne. Dans l’antre de la
timonerie, je discutais avec le capitaine PALACE, pour fuir mes pensées destructrices,
liées à ma séparation, à l’heure où Katel, non pas Sami, se promenait sur le
pont faiblement éclairé. Cet homme d’une soixantaine d’années et d’une forte
corpulence centrée sur le ventre portait des rides, d’une existence rude et
marquée par des souvenirs de guerre sanglante. Derrière son apparence rustre se
cachait un être sensible et expressif, dont les manies, les iris bleu cendré,
la barbe et la moustache blanche de sagesse trahissaient. Sous son caban bleu
nuit, il était vêtu d’un chandail uni marron et d’un pantalon de marin noir. Sa
casquette d’officier de Marine dissimulait, en partie, sa chevelure grisonnante
et soyeuse qui retombait sur sa nuque, brûlée par le soleil.-  « Dites-moi,
mon Capitaine, pourriez-vous m’estimer le temps que mettra le GLOBE TROTTEUR
pour arriver à Brest ? Me renseignai-je, d’un ton convivial.-  À l’allure d’un
paquebot de croisière qui prend le temps de vivre, en fonction de son programme
de destinations, annonça-t-il, avec nonchalance. -  Pourriez-vous être
un peu plus précis ? Voulus-je, d’une intonation affable.-  Pour être un peu
plus précis, il faut compter aux minimums trois mois, chiffra-t-il,
d’une voix caverneuse.-  Trois mois !
M’exclamai-je, d’un air sidéré, tout en doutant de son estimation. Mais
qu’allons-nous pouvoir bien faire durant trois mois ?-  Voyez-vous donc,
ce n’est rien du tout, trois mois, ma p’tite dame, rien, comparer aux temps
qu’ont mis les ingénieurs de l’espace, pour achever leur dernière station
orbitale climatologique qui sauvera la planète. Si j’ai bien compris, c’est
votre vie et celle de votre fils qui sont en jeu aujourd’hui, alors, s’il vous
plaît, sauvegardez-la, en profitant du confort du voyage. Savourez
l’intégralité de ce qui se présente, dans votre vie et sur votre chemin,
dites-vous que ce sont des vacances, conseilla-t-il, d’un ton dynamique. Vous
êtes jeune, vous êtes jolie, profitez de ces atouts, pour vous distraire !
Cela vous aidera à tourner une page sur le passé.-  Vous avez
certainement raison, Monsieur le Capitaine, je vais utiliser mes atouts
existentiels et physiques, et cesser d’appréhender l’avenir. »Les paroles de ce
vieil homme me rappelèrent ceux de Manou. C’était à croire que, malgré la
distance, elle agissait toujours, sur tout ce qui m’entourait, pour guider mes
pensées et orienter mes choix. De la position où se trouvait Katel, le clair de
lune nous permettait d’observer tous ses gestes, à travers l’immense
claire-voie de direction. Il faisait doux et il s’attardait sur le pont, pour
observer la mer, une couette sur ses épaules. Soudain, il la jeta à tribord et
remua des babines, en levant son bras droit vers le ciel. Puis, il se mit à
gigoter dans tous les sens, comme si qu’il s’amusait avec quelqu’un. Le
capitaine s’en aperçut. Sa majestueuse moustache et son imposante barbe
s’étirèrent de part et d’autre de ses oreilles prédominantes, cachant ainsi le
large sourire qui errait sur ses lèvres.-  « Ce sont des
idées qui se recoupent, un comédien peut avoir une âme de poète et un poète un
esprit d’acteur, précisa René PALACE. C’est ce que l’on appelle avoir la fibre
d’artiste. Après, chacun adhère à l’école qui correspond le plus à sa
personnalité.-  Là, vous montez
intégralement dans mon estime, Monsieur le Capitaine. Aussi, je vous avoue que
cela vaut une place dans mon cœur, observai-je, le regard rutilant de
satisfaction.-  Bien ! À
présent, je vais pouvoir m’octroyer une petite sieste méritée d’un quart
d’heure, dévia-t-il, d’un air embarrassé. La mer est calme, le radar de
contrôle n’indique aucun obstacle, vers une surface de dix kilomètres de circonférence,
donc, le bateau s’en sortira en pilotage automatique. -  Alors, bonne
sieste, Monsieur le Capitaine !-  Merci, ma p’tite
dame, je vous laisse, vous êtes la seule maîtresse à bord, pendant mon
assoupissement, prôna fièrement le capitaine PALACE, en s’éloignant.
Moussaillon ! Ouvrez l’œil et surtout, avertissez-moi de tout imprévu !
-  Ordonna-t-il, d’un
ton théâtral.-  À vos ordres mon
capitaine, mimai-je, tel un vrai matelot. »Il alla se reposer
et moi, je rejoignis mon bambin sur le pont. Une immonde puanteur infecte me
rappela celle de Justin, dans mon duplex. Avant de répudier toute justification
de mon p’tit loup, cette odeur éveilla également mon souvenir des conseils de
Manou, sur la confiance à accorder aux propos de mon fils.  -  « Que fais-tu
seul sur ce pont mon cœur ? Demandai-je, en pressentant sa réponse.-  J’expliquais à
Justin les mystères de nos constellations et à cet instant précis, je lui
situais l’emplacement de “la Grande Ourseˮ et de “la Petite Ourseˮ,
indiqua-t-il, l’attention braquée vers le ciel.-  Justin !
J’étais certaine qu’il s’agissait de lui, si je l’avais parié, je l’aurais
gagné, avouai-je, d’un ton jovial. Et il ne veut toujours pas se montrer !-  Ce n’est plus
qu’une question de temps et de prudence, qu’il me charge de te dire,
annonça-t-il, d’une gaieté communicative, sur les rives de sa bou-che.-  Il te charge !
Comment ça, il te charge ! Tombai-je de la lune. Serait-il encore ici ?-  Oui, mam, il se
tient juste à côté de toi, à ta droite, précisa Katel, d’un air et d’un ton
malicieux. »Je lançai un
regard sur ma droite, mais je ne perçus rien. Je continuai mon inspection, en
faisant un tour sur moi-même.-  « Où est-il ?
Je ne ressens la présence de personnes ! Remarquai-je, dans l’élan de ma
pirouette.-  Il t’est
impossible de le percevoir ni de le voir sans son accord, rappela mon chérubin,
d’une voix enjouée. Et je ne crois pas que ce soit l’endroit et le moment où il
se manifestera.-  Eh bien tant pis !
Lorsqu’il sera décidé, il me fera signe, je compte sur lui, conclus-je, sans
grande conviction, d’une quelconque présence. »Soudain, une
trombe d’eau s’abattit sur nos têtes.-  « Oh !
M’écriai-je, d’un air surpris et en me rapprochant du bord du chalutier. »Une baleine à
bosse avait surgi à la surface de l’océan, à notre insu, et par un magistral
mouvement de sa nageoire caudale, avait soulevé des mètres cubes d’eau,
lesquels inondèrent le bâbord du chalutier où nous nous tenions. Puis, elle
accosta celui-ci et nous fixa de ses pupilles rondes et mystérieuses. Trempée de la tête
aux pieds et frigorifiée par la fraîche température de l’eau, j’essuyai mes
yeux, afin d’observer ce mammifère.-  « Oh la vilaine !
Maugréai-je, d’un ton surpris et les prunelles ouvertes de stupéfaction.-  Elle n’est pas
vilaine, mam, elle nous salut à sa façon, rectifia aussitôt mon fiston, sa
vigilance pointée sur le mammifère. C’est notre belle amie, Écume de
l’Espérance, me dit Justin, elle est venue nous présenter ses révérences.-  Écume de
l’Espérance ! Dis-moi, mon cœur, de quoi ou de qui parles-tu ?
Questionnai-je, la conscience déconcentrée, par l’incommodité de mes vêtements
mouillés.-  De la baleine,
mam, c’est son magnifique prénom, informa-t-il, c’est elle qui a permis à
Ti’zan, de se rendre en Bretagne.-  Bien ! Je
vais m’asseoir à côté de toi et tu vas m’éclaircir toute cette histoire. »Mon chérubin me
fit une petite place près de lui et me conta les aventures de Ti’zan, Grandiab*
et la jubarte. Je fus émerveillée par son récit, mais également par ses talents
de conteur. Écume de l’Espérance poussait de petits grognements, d’un son à
multiple variation, comme pour confirmer les propos de celui-ci.-  « C’est un conte
extraordinaire et fabuleux ! M’émerveillai-je, le visage empreint
d’éblouissement. Il me tarde vraiment de rencontrer celui qui te l’a raconté,
observai-je, en me levant. Et c’est vraiment regrettant pour la nature que les
animaux sauvages aient ce comportement aussi familiarisé. Ils se mettent en
danger, de trop faire confiance à l’homme.-  Elle le sait, mam,
elle a appris à reconnaître les Barbares, depuis l’histoire des massacres de
leur banc et de la cruauté, contre tous les autres animaux. Et le comble de
l’être humain, à l’exception d’une minorité, a été et sera regrettablement, de
toujours braver les interdits et de défier tout protocole et chartre d’approche
et de sécurité, de tout animal sauvage. L’argent, la faim et la méchanceté
gratuite justifient les moyens, depuis des siècles. Je crains même que les
luttes acharnées contre ces comportements criminels ne puissent toujours avoir
de bonnes raisons d’exister et d’agir, surtout à notre époque, vu que l’on a
laissé l’évolution du genre humain se détériorer davantage et les corrompus
avoir gain de cause. Mais les péripéties de Ti’zan sont des histoires qui se
sont réellement déroulées, tu sais. D’ailleurs deux des acteurs principaux sont
là, insista-t-il, en fixant Justin qui lui faisait non, par un mouvement de la
tête. Malheureusement, je crains que celui-ci ne soit toujours pas près, pour
se dévoiler à quelqu’un d’autre que moi. -  Qu’à cela ne
tienne ! Fidèle à ce que je t’ai dit, tout à l’heure, je prendrais mon mal
en patience ! Justin décidera de lui-même, lorsqu’il souhaitera
tranquillement pointer son bout de nez ! Amuse-toi bien mon chaton, mais
ne tarde pas à te couvrir et pense à t’assoupir, avant le lever du soleil !
Néanmoins, sache que la douceur comme la violence n’a pas eu gain de cause,
dans la lutte contre la violence, envers les animaux, pas plus que dans celle
envers les humains. Cependant, l’abandon n’en a jamais eu non plus, et cela, il
faut le perpétuer et résister, coûte que coûte, à toute épreuve décourageante,
jusqu’à la victoire de l’amour de notre biodiversité, dans notre écosystème.
Les petits triomphes dispersés, durant les deux siècles derniers, sont nos
étincelles d’espoir.-  Oui, mam !
Consentit-il, d’un ton empreint de sagesse. »Sur ces mots, je
gagnai la cabine pour me changer et me reposer. À peine eus-je le dos tourné
que Socrate débarqua du fin fond de l’obscurité. 





RHcm9{BQOMJ

LES ANIMAUX SONT NOS AMIS

Les animaux sont nos amis, certes que oui, mais cela n’exclut en rien les protocoles d’approche, dont la prudence avec les bêtes sauvages et domestiques. Dans la chaîne alimentaire de certains animaux sauvages, nous y sommes. Chris Savignan Auteure

Ce principe est rappelé dans mes œuvres dont voici un extrait du tome 1 de La Voie De L’ultime Espoir : Étrange Découverte. De Savignan Chris Auteure. Copyright. 

Contexte historique XXXIIIe siècle

Chap. XXIX

Manou La Mystérieuse.

Une fois à bord, nous voguâmes vers le grand large, le cap en direction du paquebot de croisière. Le chalutier Palace était un de ces bateaux mythes qui fleurent bon le teck. Entièrement rénové, un doux parfum boisé exotique s’était substitué à son odeur saumurée qui était un signe distinctif des années de pêches vigoureuses. Ses flancs épais à vertèbres de tamarin étaient recouverts d’une peinture bleue outre-mer et offraient une robustesse sécurisante à l’ensemble du vaisseau. Avec une vitesse de 10 nœuds, il avançait avec diligence et affrontait, majestueusement, les lames de fond, en s’élevant gracieusement, telle une mouette qui s’élève vers les cieux, avant de rebondir, lestement, sur les flots moutonneux de la grande bleue. Au milieu du pont se dressaient deux roufs à claire voie rectangulaire qui abritaient la salle des commandes pour l’un et une cabine de couchage pour l’autre. Au-dessus des roufs se dressait un mât qui supportait quatre magnifiques drapeaux, flottant à l’unisson, celui de l’Europe, de la France, de la Réunion et de la Bretagne. Dans l’antre de la timonerie, je discutais avec le capitaine PALACE, pour fuir mes pensées destructrices, liées à ma séparation, à l’heure où Katel, non pas Sami, se promenait sur le pont faiblement éclairé. Cet homme d’une soixantaine d’années et d’une forte corpulence centrée sur le ventre portait des rides, d’une existence rude et marquée par des souvenirs de guerre sanglante. Derrière son apparence rustre se cachait un être sensible et expressif, dont les manies, les iris bleu cendré, la barbe et la moustache blanche de sagesse trahissaient. Sous son caban bleu nuit, il était vêtu d’un chandail uni marron et d’un pantalon de marin noir. Sa casquette d’officier de Marine dissimulait, en partie, sa chevelure grisonnante et soyeuse qui retombait sur sa nuque, brûlée par le soleil.

-  « Dites-moi, mon Capitaine, pourriez-vous m’estimer le temps que mettra le GLOBE TROTTEUR pour arriver à Brest ? Me renseignai-je, d’un ton convivial.

-  À l’allure d’un paquebot de croisière qui prend le temps de vivre, en fonction de son programme de destinations, annonça-t-il, avec nonchalance.

-  Pourriez-vous être un peu plus précis ? Voulus-je, d’une intonation affable.

-  Pour être un peu plus précis, il faut compter aux minimums trois mois, chiffra-t-il, d’une voix caverneuse.

-  Trois mois ! M’exclamai-je, d’un air sidéré, tout en doutant de son estimation. Mais qu’allons-nous pouvoir bien faire durant trois mois ?

-  Voyez-vous donc, ce n’est rien du tout, trois mois, ma p’tite dame, rien, comparer aux temps qu’ont mis les ingénieurs de l’espace, pour achever leur dernière station orbitale climatologique qui sauvera la planète. Si j’ai bien compris, c’est votre vie et celle de votre fils qui sont en jeu aujourd’hui, alors, s’il vous plaît, sauvegardez-la, en profitant du confort du voyage. Savourez l’intégralité de ce qui se présente, dans votre vie et sur votre chemin, dites-vous que ce sont des vacances, conseilla-t-il, d’un ton dynamique. Vous êtes jeune, vous êtes jolie, profitez de ces atouts, pour vous distraire ! Cela vous aidera à tourner une page sur le passé.

-  Vous avez certainement raison, Monsieur le Capitaine, je vais utiliser mes atouts existentiels et physiques, et cesser d’appréhender l’avenir. »

Les paroles de ce vieil homme me rappelèrent ceux de Manou. C’était à croire que, malgré la distance, elle agissait toujours, sur tout ce qui m’entourait, pour guider mes pensées et orienter mes choix. De la position où se trouvait Katel, le clair de lune nous permettait d’observer tous ses gestes, à travers l’immense claire-voie de direction. Il faisait doux et il s’attardait sur le pont, pour observer la mer, une couette sur ses épaules. Soudain, il la jeta à tribord et remua des babines, en levant son bras droit vers le ciel. Puis, il se mit à gigoter dans tous les sens, comme si qu’il s’amusait avec quelqu’un. Le capitaine s’en aperçut. Sa majestueuse moustache et son imposante barbe s’étirèrent de part et d’autre de ses oreilles prédominantes, cachant ainsi le large sourire qui errait sur ses lèvres.

-  « Ce sont des idées qui se recoupent, un comédien peut avoir une âme de poète et un poète un esprit d’acteur, précisa René PALACE. C’est ce que l’on appelle avoir la fibre d’artiste. Après, chacun adhère à l’école qui correspond le plus à sa personnalité.

-  Là, vous montez intégralement dans mon estime, Monsieur le Capitaine. Aussi, je vous avoue que cela vaut une place dans mon cœur, observai-je, le regard rutilant de satisfaction.

-  Bien ! À présent, je vais pouvoir m’octroyer une petite sieste méritée d’un quart d’heure, dévia-t-il, d’un air embarrassé. La mer est calme, le radar de contrôle n’indique aucun obstacle, vers une surface de dix kilomètres de circonférence, donc, le bateau s’en sortira en pilotage automatique.

-  Alors, bonne sieste, Monsieur le Capitaine !

-  Merci, ma p’tite dame, je vous laisse, vous êtes la seule maîtresse à bord, pendant mon assoupissement, prôna fièrement le capitaine PALACE, en s’éloignant. Moussaillon ! Ouvrez l’œil et surtout, avertissez-moi de tout imprévu !

-  Ordonna-t-il, d’un ton théâtral.

-  À vos ordres mon capitaine, mimai-je, tel un vrai matelot. »

Il alla se reposer et moi, je rejoignis mon bambin sur le pont. Une immonde puanteur infecte me rappela celle de Justin, dans mon duplex. Avant de répudier toute justification de mon p’tit loup, cette odeur éveilla également mon souvenir des conseils de Manou, sur la confiance à accorder aux propos de mon fils.  

-  « Que fais-tu seul sur ce pont mon cœur ? Demandai-je, en pressentant sa réponse.

-  J’expliquais à Justin les mystères de nos constellations et à cet instant précis, je lui situais l’emplacement de “la Grande Ourseˮ et de “la Petite Ourseˮ, indiqua-t-il, l’attention braquée vers le ciel.

-  Justin ! J’étais certaine qu’il s’agissait de lui, si je l’avais parié, je l’aurais gagné, avouai-je, d’un ton jovial. Et il ne veut toujours pas se montrer !

-  Ce n’est plus qu’une question de temps et de prudence, qu’il me charge de te dire, annonça-t-il, d’une gaieté communicative, sur les rives de sa bou-che.

-  Il te charge ! Comment ça, il te charge ! Tombai-je de la lune. Serait-il encore ici ?

-  Oui, mam, il se tient juste à côté de toi, à ta droite, précisa Katel, d’un air et d’un ton malicieux. »

Je lançai un regard sur ma droite, mais je ne perçus rien. Je continuai mon inspection, en faisant un tour sur moi-même.

-  « Où est-il ? Je ne ressens la présence de personnes ! Remarquai-je, dans l’élan de ma pirouette.

-  Il t’est impossible de le percevoir ni de le voir sans son accord, rappela mon chérubin, d’une voix enjouée. Et je ne crois pas que ce soit l’endroit et le moment où il se manifestera.

-  Eh bien tant pis ! Lorsqu’il sera décidé, il me fera signe, je compte sur lui, conclus-je, sans grande conviction, d’une quelconque présence. »

Soudain, une trombe d’eau s’abattit sur nos têtes.

-  « Oh ! M’écriai-je, d’un air surpris et en me rapprochant du bord du chalutier. »

Une baleine à bosse avait surgi à la surface de l’océan, à notre insu, et par un magistral mouvement de sa nageoire caudale, avait soulevé des mètres cubes d’eau, lesquels inondèrent le bâbord du chalutier où nous nous tenions. Puis, elle accosta celui-ci et nous fixa de ses pupilles rondes et mystérieuses.

Trempée de la tête aux pieds et frigorifiée par la fraîche température de l’eau, j’essuyai mes yeux, afin d’observer ce mammifère.

-  « Oh la vilaine ! Maugréai-je, d’un ton surpris et les prunelles ouvertes de stupéfaction.

-  Elle n’est pas vilaine, mam, elle nous salut à sa façon, rectifia aussitôt mon fiston, sa vigilance pointée sur le mammifère. C’est notre belle amie, Écume de l’Espérance, me dit Justin, elle est venue nous présenter ses révérences.

-  Écume de l’Espérance ! Dis-moi, mon cœur, de quoi ou de qui parles-tu ? Questionnai-je, la conscience déconcentrée, par l’incommodité de mes vêtements mouillés.

-  De la baleine, mam, c’est son magnifique prénom, informa-t-il, c’est elle qui a permis à Ti’zan, de se rendre en Bretagne.

-  Bien ! Je vais m’asseoir à côté de toi et tu vas m’éclaircir toute cette histoire. »

Mon chérubin me fit une petite place près de lui et me conta les aventures de Ti’zan, Grandiab* et la jubarte. Je fus émerveillée par son récit, mais également par ses talents de conteur. Écume de l’Espérance poussait de petits grognements, d’un son à multiple variation, comme pour confirmer les propos de celui-ci.

-  « C’est un conte extraordinaire et fabuleux ! M’émerveillai-je, le visage empreint d’éblouissement. Il me tarde vraiment de rencontrer celui qui te l’a raconté, observai-je, en me levant. Et c’est vraiment regrettant pour la nature que les animaux sauvages aient ce comportement aussi familiarisé. Ils se mettent en danger, de trop faire confiance à l’homme.

-  Elle le sait, mam, elle a appris à reconnaître les Barbares, depuis l’histoire des massacres de leur banc et de la cruauté, contre tous les autres animaux. Et le comble de l’être humain, à l’exception d’une minorité, a été et sera regrettablement, de toujours braver les interdits et de défier tout protocole et chartre d’approche et de sécurité, de tout animal sauvage. L’argent, la faim et la méchanceté gratuite justifient les moyens, depuis des siècles. Je crains même que les luttes acharnées contre ces comportements criminels ne puissent toujours avoir de bonnes raisons d’exister et d’agir, surtout à notre époque, vu que l’on a laissé l’évolution du genre humain se détériorer davantage et les corrompus avoir gain de cause. Mais les péripéties de Ti’zan sont des histoires qui se sont réellement déroulées, tu sais. D’ailleurs deux des acteurs principaux sont là, insista-t-il, en fixant Justin qui lui faisait non, par un mouvement de la tête. Malheureusement, je crains que celui-ci ne soit toujours pas près, pour se dévoiler à quelqu’un d’autre que moi.

-  Qu’à cela ne tienne ! Fidèle à ce que je t’ai dit, tout à l’heure, je prendrais mon mal en patience ! Justin décidera de lui-même, lorsqu’il souhaitera tranquillement pointer son bout de nez ! Amuse-toi bien mon chaton, mais ne tarde pas à te couvrir et pense à t’assoupir, avant le lever du soleil ! Néanmoins, sache que la douceur comme la violence n’a pas eu gain de cause, dans la lutte contre la violence, envers les animaux, pas plus que dans celle envers les humains. Cependant, l’abandon n’en a jamais eu non plus, et cela, il faut le perpétuer et résister, coûte que coûte, à toute épreuve décourageante, jusqu’à la victoire de l’amour de notre biodiversité, dans notre écosystème. Les petits triomphes dispersés, durant les deux siècles derniers, sont nos étincelles d’espoir.

-  Oui, mam ! Consentit-il, d’un ton empreint de sagesse. »

Sur ces mots, je gagnai la cabine pour me changer et me reposer. À peine eus-je le dos tourné que Socrate débarqua du fin fond de l’obscurité.

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