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A Vos Rêves

chrissou29: LA CONFIANCE AVEUGLE Avoir une confiance aveugle débouche souvent sur des surprises de tailles. La pire est la mort. Extraits de La Voie De l’ultime Espoir 1 Étrange Découverte. Copyright. À la sortie de cette cavité obscure, un sentiment d’être près de la cascade me rassura, mais un dernier passage à flanc du rempart me ramena sur mes gardes. « Oh non, ça n’se terminera jamais ! M’écriai-je, dans la solitude de ce gouffre qui me renvoya l’écho de ma voix, teintée de désespoir. Je devais traverser une nouvelle passerelle, le long de laquelle un gros tuyau rouillé de canalisation s’achemine et dont les mains courantes constituent un véritable danger. Envahie par l’idée du vertige, une dangereuse paralysie émotionnelle m’empêcha d’avancer. Puisant dans les dernières ressources cognitives de mon cortex cérébral, je constatai avec désarroi l’obligation de ramper. L’abandon ne faisait pas partie de mes convictions, après quelques exercices de respiration, je m’y lançai. La falaise s’avéra une fois de plus mon seul appui de sécurité. Chaque craquement réveillait ma frayeur d’un effondrement de l’édifice qui reposait, pourtant, sur une infime partie saillante des remparts. Une sueur abondante perlait sur mon front, ruisselait en direction de mon tee-shirt déjà mouillé, par la transpiration de mon corps, puis s’évaporait et se dispersait à l’image d’une brume en perdition, au-dessus d’un étang. Lentement, je parvins à passer cet obstacle, mais de l’autre côté, je ne fus pas au bout de mes peines. Certes, je me rapprochai de la cascade, malencontreusement, la traversée d’un petit mur, sans barrières de sécurité, menant vers l’autre versant du rempart s’avère toutefois nécessaire, pour y accéder et il demeure délicat, lorsqu’on souffre d’étourdissements. Ce petit pont naturel est submergé par le ruissellement du bassin principal, de la cascade. Recouvert de mousses, il présente le danger d’une chute mortelle à droite, sur des rochers situés en contre bas du deuxième bassin, dont l’accès est inaccessible. Fournissant des efforts surhumains, je bravai mon tournis, par une extrême précision, dans chacun de mes mouvements, à la vitesse d’une tortue atteinte de cécité. Passée cette difficulté qui m’avait semblé durer une éternité, le reste du parcours n’était plus qu’une étendue de rochers que je franchis aisément. Le site se pré-sentait sous un aspect mystérieux. Soudain, à un mètre d’un splendide reflet de lune, j’aperçus une ombre à la surface du bassin. Je m’approchai de ses abords et vis Nolwenn flotter en son milieu. J’eus l’étrange impression qu’elle m’attendait. Subitement, son corps se liquéfia et se confondit dans la limpidité de l’eau. Pétrifiée par ce phénomène, je m’immobilisai sous l’effet incontrôlable de mes émotions. « C’est impossible ! J’hallucine ou est-ce un cauchemar éveillé ? » Mon cœur palpitait d’effroi. Cette palpitation me procura des sueurs froides et des frissons, parcourant chaque centimètre carré de mon corps. Sans aucune hésitation, je m’esquivai à revenir sur mes pas, pour détaler de cet endroit. Lorsque je repassai sur le mur glissant, je trébuchai accidentellement du bon côté de celui-ci, mais atterrit dans l’eau froide et glaciale du Chaudron, dit aussi Chaudron du Diable, dans certaines histoires légendaires de l’île. Tout à coup, une force s’empoigna de mes pieds et m’attira dans ses profondeurs. L’eau ténébreuse m’empêchait de distinguer mon prédateur et de voir le lieu où il m’entraînait. Au bout d’une traction de cinq mètres, je sentis un relâchement de la pression, sur ma cheville. Soudain, le fond s’illumina. Au-delà de toute attente, Nolwenn apparut avec le même sourire journalier. Elle s’approcha de moi et me fixa dans les yeux. Soudain, elle se défigura dans son apparence d’origine, une jeune femme horrible et monstrueuse. Son visage ovale et émacié dessinait un menton et un nez pointus et prédominants. Ses yeux cernés et globuleux ne formaient qu’un seul corps vitré noir, sans iris, ni pupilles, ni sclérotiques. Ses sourcils épais et aussi roux que ses cheveux, ainsi que ses cils extrêmement dégarnis lui alléguaient son air horrifique. Elle me présenta sa langue pointue et agitée d’agressives trémulations, comme la danse d’un boa prêt à envenimer sa proie. Après, celle-ci se mit à me sourire, en mettant en évidences ses dents noires, en forme d’aiguille. Paniquée, je tentai de m’enfuir, mais ce monstre m’empoigna à nouveau. Passées dix secondes, le dioxygène de mon poumon s’était épuisé à un stade proche de l’asphyxie. Instinctivement, je cherchai à remonter en surface. Malheureusement, la puissance maléfique de cette monstruosité me retenait encore, dans le fond toujours éclairé. Je luttai agressivement contre cette chose, avec le peu de souffle qu’il me restait, jusqu’à mon découragement total. À peu de secondes où ma dernière bulle de dioxyde de carbone éclatait à la surface, je plongeai dans la nébulosité de l’inconscience. Au-delà de toute attente, cet être malingre me libéra, sans état d’âme. L’inertie de mon corps me ramena vers la terre ferme. Le lendemain, la fraîcheur du matin me réveilla, sur la rive caillouteuse du bassin. L’eau bleu opale se jouait du rayonnement solaire et donnait à ce lieu, une ambiance teintée d’arcanes. Malgré le soleil qui s’était levé, avec son puissant rayonnement de chaleur, dès son apparition, mes vêtements mouillés me procurèrent une sensation frigorifiant, d’un hiver polaire. Ma cheville portait des hématomes douloureux. Courageuse-ment, je le surpassai et rebroussai le chemin. « Qui est donc cette femme ? Songeai-je, le long du sentier. Ai-je rêvé ou l’ai-je réellement affrontée ? » J’avançais lentement, mais cette fois, j’évitai la passerelle interdite et emprunta la voie, en contre bas, où les goyaviers et les jambrosades* formaient un feuillage ombragé. Une branche morte de ces arbustes me servit de béquille, pour assurer le reste du parcours qui me paraissait beaucoup plus long, qu’à mon premier passage, en boitant d’une jambe. « Pourvu qu’elle ne soit pas derrière moi, pensais-je, de temps à autre, en y scrutant méticuleusement l’horizon. » Puis, je repartais toujours avec ce sentiment de ne pas pouvoir y parvenir. Heureusement, mes pieds ne me lâchaient pas une seconde. Ils avaient pris le contrôle de ma conscience et m’amenaient vers ce qui me semblait l’unique voie de secours. Soudain, mes pupilles flamboyèrent de joie. « La route, enfin ! » La dureté du bitume, sous mes pieds atrophiés par la pénibilité de la marche, me procura un soulagement, suivi d’un immense plaisir d’être saine et sauve. Mon instinct de survie m’avait guidé à l’emplacement de ma voiture qui n’était plus là.

14 Août 2014, 14:15pm

Publié par chrissou29

chrissou29: LA CONFIANCE AVEUGLE Avoir une confiance aveugle débouche souvent sur des surprises de tailles. La pire est la mort. Extraits de La Voie De l’ultime Espoir 1 Étrange Découverte. Copyright. À la sortie de cette cavité obscure, un sentiment...

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chrissou29: VOYAGE EN TERRE INCONNUEUn pays, c’est pour moi, un visage, un sourire, un accueil, un prénom, bien plus que des villes, des montagnes, des forêts ou des rivières.Pierre FillitExtraits du tome 3 de ” La voie de l’ultime espoir ” Élixir de vie. Copyright.contexte historique 23e siècle.J’entrai dans la ville par la rue principale du centre où se tenait le marché du jour, dans la rue Cléopâtre. Les marchands finissaient de garnir leur étalage de marchandises, sous des tonnelles de toiles cirées d’un orange chaleureux. L’affluence des urbains démarrait timidement. Accoutrés d’une longue tunique de lin et d’une veste en voilage, les urbains adoptaient la même tenue, dans des couleurs et des motifs variés. Au milieu de la place centrale, nommée Place De Féréold, des musiciens interprétaient du chaabi, une musique égyptienne accompagnée de la voix mélodieuse d’une séduisante femme. Les visages très sympathiques des féréoldiens* et des féréoldiennes ramenèrent progressivement mon sourire. La gentillesse et la simplicité que dégageait ce peuple me contaminaient entièrement, à mesure que je pénétrais au cœur de la ville. À part les commerçants très bavards qui vantaient à voix haute les qualités et les valeurs de leurs marchandises, la discipline des badauds et les propulsions environnantes de couleurs m’émerveillaient et me redonnèrent la joie de vivre.A la hauteur d’une panoplie d’instruments traditionnels de musique, mon attention se posa sur quelques raretés inconnues de mon registre culturel. Deux féréoldiens tenaient ce stand musical. Le premier était brun avec une coupe à la brosse. Sa peau mâte colorée café doré et ses prunelles surlignées de noir lui conféraient le genre d’un égyptien d’origine ancestrale. L’autre, d’une physionomie plus européenne portait une chevelure rousse coupée au carré à la hauteur de la nuque. Son léger bronzage d’une couleur carotte s’harmonisait avec la rousseur de ses cheveux et ses iris noisette claire. A ma vue, ils se livrèrent à un conciliabule de séduction, dans la langue du Caire.« Medhy taᶓ ālɑ šūf !* Divinisa le rouquin. (Medhy vient voir !)Gɑra ēh Yaëll ?* Demanda Medhy en observant autour de lui. (Qu’est-ce qui se passe Yaëll ?) Etfarrɑg ! Bet-sūf elle rûh te qɑrrab men na ?* Questionna Yaëll. (Regarde ! Tu as vu qui va s’approcher de nous ?)Aywɑ !* S’extasia Medhy…El sett betta ɑhlâm-yɑ, heyyɑ*. (Oh oui !…la femme de mes rêves)Bet-hlɑm yɑ ɑh-î*, déclara Yaëll, heyyɑ yɑ*. (Tu rêves mon vieux « mon frère », c’est la mienne.) Ādi maleka-yɑ betū sahāri*, (Voici ma reine des déserts) el nāder wɑrda betā wāha*. (La fleur rare de mon oasis) »« Qu’est-ce qu’il doive pouvoir se dire ces deux là ? Songeai-je en m’approchant. »ɑbadɑn* ! S’écria Yaëll, šoft-a-hɑ ɑwwef fė*. (Jamais ! Je l’ai vue en premier)Mâši, ɑsib-hâ-lâk, heyyɑ lî-k*, renonça Medhy. (Oké, je te la laisse, elle est à toi)Mabût* ! S’étonna Yaëll, entɑ moẖleṣ*. (C’est vrai ! Tu es sincère)Hɑllîk-motmɑ’enn* (Sois tranquille), hɑt-kûn ᶓarūset el-bɑhr ɑk* (Elle sera ta sirène), da šē’ yes ᶓ edni, wɑᶓd* ! (Ça me fait plaisir, promis !) Rassura Medhy. Elle damîr-o s âfi beykȕn dɑyman fɑrhân, we ɑnɑ-o, s âfi we fɑrhân*. (Celui dont la conscience est pure est toujours joyeux et je le suis, pur et joyeux).Yɑ sɑlâm* ! S’extasia Yaëll. (Quelle merveille !)Heyyɑ dâ*, (Elle est là) observa Medhy. Hɑddi sôt-ak men fadlak* ! (Baisse la voix s’il te plait)Bâhod ha*, (Je la prends) suggéra Yaëll d’un ton excité. »Ils avancèrent vers moi et Yaëll m’interpella avec une intonation teintée de courtoisie.« Hello miss ! Welcome to our new world ! (Bonjour mademoiselle ! Bienvenue dans notre nouveau monde.)Hello gentlemen, thank you very much for your welcome (Bon-jour messieurs, merci beaucoup pour votre accueil), synchronisai-je d’un ton affable.The pleasure is for me to be helpful (Le plaisir est pour moi de pouvoir vous être utile), observa-t-il d’une voix éprise d’un sentiment amoureux.Approach miss ! There are certainly among our broad range instrumental, one that will make your happiness (Approchez mademoiselle ! Il y a certainement parmi notre large gamme instrumentale, un qui fera votre bonheur), dit l’égyptien d’un air enjôleur. In what language should you call? (Dans quelle langue faut-il vous adresser la parole ?) Demanda Yaëll le regard vigilant. You have a choice of five languages used by the population here (Vous avez le choix entre cinq langues qu’utilisent la population ici), précisa-t-il les lèvres étirées de gaieté et cordialité.Five languages ! (Cinq langues !) Admirai-je les prunelles ouvertes de stupéfaction. Yes, five languages (Oui, cinq langues), confirma ce vendeur. I’m Yaëll and my colleague Médhy. (Je m’appelle Yaëll et mon collègue Médhy).Miss You see, our instinct traders warned us that you were not here, and it does we rarely wrong, you can count on us (Vous voyez mademoiselle, notre instinct de commerçants nous a averti que vous n’étiez pas d’ici, et celui-ci ne nous trompe que rarement, vous pouvez nous faire confiance), argumenta Médhy d’une intonation passionnée. We are all here from a multidisciplinary culture to bring in many of each project or job creation that we plan and of course to best meet our customers or potential buyers. What would you pleasure ? (Nous sommes tous ici issu d’une culture multidisciplinaire, afin d’amener à bien chaque projet de création ou d’emploi que nous envisageons et évidemment, afin de satisfaire au mieux nos clients ou les potentiels acheteurs. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?)You have a party because I’m not from here (Vous avez en parti raison), avouai-je d’une voix admirative, (Je ne suis pas d’ici). I named Aubeline, I am French. It’s nice to introduce you to a perfect unknown and alien to the city but today I will look at all these original (Je me prénomme Aubeline, je suis française. C’est gentil de vous présenter ainsi à une parfaite inconnue et étrangère à la ville, mais aujourd’hui, je me contenterai de regarder toutes ces originalités), précisai-je d’un ton sincère.Qu’il soit fait selon votre désir mademoiselle, déclara Médhy dans un excellent français, malgré son accent du Caire et le visage masqué par un léger désappointement. N’hésitez pas à vous renseigner au-près de mon collègue ou de moi-même si vous en ressentez le besoin. Merci de votre compréhension et de votre amabilité messieurs, ajoutai-je sur la même intonation qu’auparavant. »J’observai méticuleusement chaque objet dont le nom et le prix étaient inscrits sur une étiquette placée à la vue des clients. « Quelles merveilles ! Songeai-je en flânant sereinement. »Chap. IIINouveaux Horizons.Les stands étaient disposés à six mètres d’intervalles. À côté du premier à ma gauche, un banc était aménagé. Une personne à la peau bronzée s’y était installé et semblait dormir profondément. Son visage était recouvert d’un sombrero marron et bordé d’une bande dorée. Il portait une chemise blanche, agrémentée d’un gros nœud papillon satiné ocre, sous un costume de charro ornée de bontonaduras et de mancueñas en or. « Tiens un mexicain en Égypte ! Songeai-je le front plissé d’étonnement. » Sans en connaître les raisons, ce personnage me déconcentrait inévitablement. Au bout de cinq minutes, je questionnai Yaëll avec discrétion :« Dites-moi, savez-vous qui est cet individu ?Malheureusement non mademoiselle, depuis une semaine, il erre sur ce banc et n’adresse la parole à personne, indiqua-t-il les mirettes embrasées d’inquiétude. La ville a souhaité lui offrir une hospitalité plus décente, mais il refuse toute proposition. »Cet intermède justificatif et rassurant ramena mon attention vers les instruments de musique. Après mes salutations à Yaëll et à Médhy, je m’apprêtai à partir lorsque le quartz de mon médaillon au bout de ma chaîne scintilla vivement sous mes vêtements, en dégageant une ardente chaleur qui transperça mon tee-shirt et marqua ma peau d’une brûlure superficielle. Simultanément, je sursautai de douleur et de frayeur et saisit imprudemment le médaillon, en scrutant tout autour de moi. Cette imprudence renversa au passage, les ouds placés à peu de mètre du banc, lesquels atterrirent sur la tête du dormeur inconnu. D’un bond, ce dernier se réveilla et laissa tomber son sombrero. Soudain, comme une illusion cruciale et inespérée de survie, dans les profondeurs inconnues de mon inconscience, Cet homme se tint devant moi. Abasourdi par l’impact des ouds, celui-ci resta indifférent à ma présence. Figée de stupéfaction, je lui fixai dans les yeux, les pupilles dilatées d’une joie prisonnière à la frontière de mes iris et de mes sentiments opposés. Ma gorge s’assécha et embastilla le son de ma voix. Sous la chaleur ocrée d’un soleil au zénith, une sueur glaciale perla sur mon front et mon corps tremblait d’excitation. Je luttais durant quelques minutes, pour lui manifester ce bonheur retenu contre mon gré de l’avoir retrouvé, mais ni ma voix, ni mes muscles n’obéirent à mon intense désir. Soudain, un souffle s’extirpa de ma bouche et me libérait de cette aphasie involontaire.

14 Août 2014, 14:14pm

Publié par chrissou29

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VIDEO. Un chien tente de sauver des poissons: "La psychologie animale réserve des surprises"

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