L’ART DE LA SÉDUCTION. L’homme est un incorrigible séducteur dans sa quête à la femme de sa vie. Qui oserait le leur reprocher ? L’amour est un bonheur incontournable, s’il est réel et sincère. Long extrait de la voie de l’ultime espoir. De Chris Savignan Auteure. Copyright France.Chap. XXDans Les Bras De Vénus.Environ trois mois s’étaient écoulés à l’effigie de notre fidèle solidarité bienfaitrice, épaulée par notre douce Manou, dans les arcanes de nos multiples aventures de Maouez-Noz* en furie, d’animaux et de plantes fantastiques, ainsi que de nos quêtes au bien-être. Ma force pour affronter le monde croissait avec mes multiples expériences, cependant, au plus profond de mon être, j’espérai une vie plus calme et sereine. En novembre 2236, je pris le temps de confier nos péripéties à notre doyenne qui m’écoutait le regard ébloui. Sa conclusion m’apparut très enrichissante.- « Tu devrais tenir un journal, conseilla-t-elle, d’un ton épaté, pour ton petit plus tard, cela aura de l’importance et pour madame LAURET, je vais arranger les choses, Sami pourra venir chez moi, sans problèmes.- Je vais y réfléchir sérieusement, adhérai-je, d’une voix convaincue. Je reconnais la valeur vitale d’un mémoire, dans son existence. Sauf si nous parvenons à déceler tout de suite le mystère de son origine. Mais pour cela, je ne sais pas comment je vais m’y prendre, d’autant plus que je me suis déjà investie, dans la rédaction de nouvelles, de poèmes et vers musicaux. Mais bon, je conçois que la priorité soit le bien-être et la sécurité de mon p’tit loup. Et toi, de quelles façons comptes-tu expliquer à notre concierge, la croissance de ton p’tit loupiot ?- Au sujet du journal, je t’avoue mon impuissance à y contribuer, reconnut notre mamoune, d’un air embarrassé. Mais pour la curiosité de notre grande copine en commun, j’en fais mon affaire, ne t’en préoccupe pas, concentre-toi sur ta nouvelle activité.- Ce n’est pas bien grave, rassurai-je, d’une voix teintée d’attention, pour le moment, j’opterai pour ta suggestion, d’ailleurs, je vais à ce pas, m’y mettre avec passion. À plus tard, Manou, saluai-je, en la laissant à ses occupations.- À plus tard, ma douce, synchronisa celle-ci, d’une tendre et chaleureuse inflexion. »Je suivais ses conseils et consacrais une bonne partie de mon temps, à rédiger une autobiographie. De ce fait, mes sorties s’estompèrent progressivement et ceux de Sami se multiplièrent entre les deux appartements. Le mois de décembre pointa l’aîné de ses jours. Une fois de plus, grâce aux bonnes vieilles idées de notre bonne vieille fée, je repris contact avec mes anciens camarades de facultés et pus enfin, retrouver le mode de vie approprié à ma génération, en adoptant leur rythme effréné de sorties. Les fêtes de fin d’année m’apportèrent une entière satisfaction également. Je passai le réveillon de Noël, avec mes amis, le festin du dimanche, avec ma sorcière bien-aimée et mon p’tit loup, et le soir de la Saint-Sylvestre de l’année 2236, chez des ex-amies de ma mère, lesquelles demandaient de nos nouvelles et qui souhaitaient que j’animasse leur soirée, par des interprétations de certaines de mes chansons. C’étaient des gens plutôt très aisés. L’île comptabilisait une vingtaine de familles, dont la fortune non estimée n’était pas divulguée, pour préserver leur sécurité. Ces mondains prévirent une salle sonorisée et invitèrent un grand orchestre philharmonique de Paris, avec lequel une rencontre des musiciens s’opéra une semaine avant l’évènement, pour leur fournir les partitions de mes chansons et s’adonner à des répétitions. Je comptabilisais déjà sept titres, « vivre en paix, black blanc beur, au petit bonheur, une actrice de classe, jouer avec le feu, le looping de l’année, rêver, le dérangement arrangeant, ne laissons pas ». Ils apprécièrent autant les variétés que les complaintes. En cette occasion, une splendide robe de soie noire à paillettes m’avait été offerte, par un des plus grands couturiers de Saint-Denis. Ma coiffure relevée qui dénudait mon cou et le décolletée qu’offraient gracieusement mes vêtements relevaient les magnifiques colliers en diamant noir, lesquels j’avais empruntés aux coffrets à bijoux de ma mère, issus d’une fortune familiale du XXe siècle, sans omettre deux somptueux pendentifs, sculptés également, dans ce précieux minéral et une belle bague parée de son joyau volumineux et pur. Gantée jusqu’au coude et surélevée par de splendides talons de 10 cm de hauteur, j’adoptai une allure et un regard de félin. Ma sensualité et ma démarche de mannequin attiraient les attentions, de la gent masculine qui succombait à la tentation, lorsque leurs yeux se posaient sur mon regard de biche, dessiné par une professionnelle du maquillage de stars. Au cours de cette réception, je rencontrai un homme d’une vingtaine d’années, prénommé Loïc, Loïc FIORI. Je le dévisageais durant des heures et j’étais convaincue qu’il en faisait autant, surtout chaque fois que j’étais sur la scène, en première partie du spectacle. Je profitai de ma position sur l’estrade, pour l’observer longuement, pendant mes interprétations, sans en être perturbée, du moins, en apparence. Devant sa belle et sensuelle carrure, je déduisis que son allure élégante, charmante et sportive provenait de son goût de l’esthétique, du vestimentaire et semblablement de ses heures de sport intensif. À la fin de ma dernière chanson, il se leva et démarra un applaudissement, suivi, dans la foulée, des autres spectateurs. Pour combler ma conviction et mon attente, il vint ensuite me rejoindre et me tendit sa main, pour descendre les marches du podium.- « Accepteriez-vous de vous joindre à ma table splendide créature de mes rêves ? Désira-t-il, d’une voix prévenante.- Avec joie, accordai-je, le visage éclairé, par une radieuse esquisse de mes lèvres. »Sous le regard et les quelques félicitations de mes fans, nous traversâmes la grande salle, jusqu’à sa table, située dans l’avant-dernière rangée du fond. Avec élégance, j’inclinai de la tête à chacun d’entre eux, de gauche à droite, en signe de remerciement. Soudain, un bel Italien me retint par le bras et nous stoppa brusquement :- « Ottimo spettacolo e canzoni molto belle, mio complimenti e grazie. Tu sei bella come una Madonna°, (Grand spectacle et des chansons très belles, mes compliments et remerciements. Tu es belle comme une madone) confia-t-il, d’un ton charmant et les yeux pétillants d’adulation. E la tua voce è… la tua voce è… divina, sublima°… (Et ta voix est… ta voix est… divine, sublime…)- Merci, allouai-je, en me dégageant discrètement de son emprise.- Qu’est-ce qu’il a dit ? Me renseignai-je, d’un air troublé, auprès de mon prince de cette soirée.- Ce que je pense, sincèrement et timidement, au plus profond de mon être et que je vous avouerai dans un moment, si vous daignez m’accorder une pointe de patience.- Bien, je vous suis tranquillement, accédai-je, le visage illuminé de béatitude. »- Loïc reprit la direction de sa table. Puis, à la hauteur de celle-ci, il m’invita, avec élégance et courtoisie, à m’asseoir, tel un gentleman d’une dynastie princière bien éduquée, avant de prendre sa place. Dans la seconde qui suivit, il commanda deux coupes de champagne et une rose rouge au serveur qui passait, avec son plateau garni.- « Dites-moi, puis-je me permettre une entorse à la discrétion de votre vie privée ? Questionna-t-il, en me dévorant du regard, pour m’offrir ce symbole floral de l’amour.- Vous pouvez toujours tenter, agréai-je, en accrochant la tige, dépourvue de ses épines, avec délicatesse. Toutefois, je ne m’engagerai pas à vous répondre et merci pour cette rose, elle est splendide !- Humm !!! La beauté, la féminité, la subtilité, le talent, le savoir, vous possédez véritablement toutes les qualités, pour une excellente et esquisse soirée, révéla-t-il, d’une intonation subjuguée. Quelle est votre recette pour cumuler autant d’élégances ?- Un brin de pureté, un soupçon de liberté, une pointe d’amour, un extrait d’empathie et quelques zestes de folie douce et vous obtenez l’élégance du cœur d’où provient l’élégance de l’âme et de l’être, répondis-je, d’une tendre voix.- Waouh ! Je ne puis résister à votre envoûtement, je suis à vos pieds, belle inconnue, dévoila mon prétendant. À ce propos, votre prénom de scène, est-il un pseudonyme ou votre véritable identité ?- Voilà donc ce qui vous intrigue, observai-je, d’un accent délectable, je ne vois aucune marque d’indiscrétion, à vous dévoiler qu’il s’agit bien de ma véritable identité.- Christine… ! S’extasia-t-il, d’un air et d’une inflexion énamourés et enchantés, c’est un très charmant prénom, porté par une ravissante jeune femme, déclara-t-il, d’un ton séduit. Sachez que j’ai profondément apprécié vos chansons, votre humour dérisoire et votre magnifique timbre de voix.- Merci, vos compliments me vont droit au cœur, avouai-je, les joues cramoisies d’intimidation, mais ils me toucheront davantage et plus profondément, si vous consentez à me tutoyer.- Sans une once d’hésitation ma belle, il en va de même pour toi. Buvons à présent à notre rencontre ! Finalisa-t-il, d’un air comblé, en levant humblement son verre. Que l’avenir nous ouvre les portes de notre destinée, de la simplicité et du bonheur. - Je n’en espérais pas moins, concédai-je, le visage illuminé de joie, en lui portant un toast, avec ma coupe. »Nous bûmes une gorgée de champagne et reposâmes nos verres. Un pesant mutisme laissa place au brouhaha de la foule. Son audace des premières heures se transforma en une pesante timidité. Il me fixait depuis un moment, sans me parler ou me proposer une danse. Cette situation m’incommodait un peu, mais je profitai de l’instant présent, pour apprécier également la beauté et le charme de cet homme. Les couleurs vertes et beiges de son accoutrement moderne rehaussaient le marron clair de ses iris qui laissaient entrevoir, dans ses arrondis, des reflets verts, disposés en forme de rayons, convergeant vers ses pupilles. Ses cheveux étaient d’un châtain clair, avec des mèches blondies, sous les effets combinés du soleil et de la salinité de la mer. Sa coiffure dessinait du front une longue frange, d’un dégradé à quatre niveaux, sur la droite de sa face et deux à gauche. De la nuque vers les oreilles, elle esquissait une coupe raccourcie. Chaque fois que ses regards ciblés se détournaient du mien, au profit des autres spectacles de la soirée, j’en étais toujours envoûtée. Ce moment me semblait durer une éternité. Soudain, au-delà de tout espoir, son désir coïncida avec mes attentes.- « M’accorderais-tu cette danse ? Sollicita-t-il, en me tendant délicatement une main.- Volontiers ! Déclarai-je, d’une voix déterminée. »Avec la grâce et l’élégance d’une princesse, je lui tendis la mienne, en y pointant mes longs doigts, afin de me lever de mon siège. Nous nous dirigea mes vers la piste. Ensuite, il me serra délicatement contre lui et cadença sur le rythme langoureux du slow de l’orchestre harmonique. Sa carrure qui cachait largement la mienne et sa hauteur qui me dépassait d’une tête me procurèrent une sensation de confort et un sentiment de sécurité. Pendant notre danse, il m’apprit ses goûts musicaux et m’interrogea sur ma carrière. Il croyait que j’étais interprète. Sa galanterie naturelle m’émouvait exceptionnellement. Au bout du troisième slow, il me pressait tendrement contre lui et m’effleurait la joue, avec finesse et volupté. Il me plaisait beaucoup et la réciprocité reflétait dans son attitude et ses propos.- « Depuis combien de temps exerces-tu ce métier d’artiste ?- Oh, ce n’est pas mon métier, je te l’avoue, je chante pour mon plaisir, rectifiai-je, d’un ton surpris. Je suis serveuse dans un restaurant rapide bio.- Eh bien, j’en suis totalement confus, avec autant de maîtrises dans la voix, j’aurais juré que tu étais une professionnelle de carrière, avoua-t-il, les sourcils plissés d’étonnement. Sans détruire l’image du métier de la restauration, tu devrais sérieusement envisager la voie de la chanson. Elle est faite pour toi et je suis convaincu que tu n’auras aucune difficulté, pour trouver ta place chez les célébrités actuelles et dans le cœur de tes admirateurs inconditionnels actuels et futurs.- Tu as certainement raison, mes amis m’ont encouragée également vers ce choix, je vais finir par me laisser tenter, concédai-je, d’une inflexion teintée d’enjouement. Mais est-ce que tu peux me dire à présent, ce que cet Italien m’a déclaré tout à l’heure ?- Que me répondrais-tu, si je t’acclamais ma soif de te revoir ? Visa-t-il, d’une intonation passionnée.- Tout simplement que j’en meurs d’envie aussi, consentis-je, d’un ton suave, les prunelles chatoyantes de sincérité et le cœur définitivement conquis. Voilà, je pense avoir répondu à ta question, par contre, tu n’as pas éclairci la mienne.- Comme un voleur, cet homme a dérobé ma pensée, lorsque je suis passé à côté de lui, m’annonça-t-il, et je n’ai pas cessé de te le confirmer, durant ces merveilleux moments à tes côtés. Je me répéterai autant de fois qu’il le faudra, mais cette fois à haute voix, tu es belle comme une madone et ta voix est divine et sublime. Voilà ce qu’il m’a dérobé au bout de la langue. Néanmoins, la différence, c’est que tu es avec moi, ce qui n’est pas anodin. Tu me fais, à moi, le privilège exquis d’accepter ma suggestion, d’affiner notre relation. Tu fais de moi, l’homme le plus heureux et chanceux au monde. Tu es tout simplement extraordinaire, dans toute l’acception du terme et totalement surprenante, dans toute la magnificence des différentes définitions, de ce fabuleux qualificatif. »Au-delà d’en être séduite, ces humbles flatteries m’avaient inévitablement ensorcelée. D’un commun accord, nous fixâmes des jours et des horaires de rencontres amoureuses. Chaque rendez-vous ressemblait à un conte des mille et une nuits. Il m’apprit qu’il travaillait dans la police. Il était précisément un médecin judiciaire prodige et renommé, d’un institut médico-légal qui travaillait en étroite collaboration avec tous les hôpitaux, les cliniques, les commissariats et préfectures de police, et les brigades de Gendarmerie. Prévenant et sincère, il mʼavait déclaré ses sentiments le huitième soir, sur le seuil d’entrée de la résidence des officiers judiciaires, en médecine légale. « Tu sais ma douce colombe, m’avait-il dit, l’alchimie qui s’opère entre nous me rend fou, je ne peux plus contenir mes émotions, je t’aime ! Tu as entendu, je t’aime comme un oiseau libre dans son envol, comme le bourgeon des arbres fleurissant au printemps, je t’aime infiniment ! »Ce moment intime me bouleversa à un point que je ne sus quoi lui répondre. La rapidité de notre engagement me déstabilisait, sans pour autant éteindre la flamme qui attisait notre amour… h�
L’ART DE LA SÉDUCTION. L’homme est un incorrigible séducteur dans sa quête à la femme de sa vie. Qui oserait le leur reprocher ? L’amour est un bonheur incontournable, s’il est réel et sincère. Long extrait de la voie de l’ultime espoir. De Chris Savignan...
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